‹ Contribution à l'étude des nerfs & de la moelle chez les amputésChapitre 15 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° [existe constamment chez les amputés des lésions des. nerfs du moignon, c’est-à-dire du bout central resté en rapport avec son centre trophique.

2" Ces lésions peuvent atteindre la moelle, en faisant quelques restrictions au sujet de l'âge de l'amputé et du temps écoulé entre l’amputation et la mort. Ces altérations ne sont pas toujours les mêmes, elles intéressent aussi bien la substance grise que la substance blanche. ke

3 Dans la substance grise, la lésion presque constante consiste en une atrophie de la corne antérieure du côté correspondant à l’amputation, avec une atrophie et une diminution du nombre des cellules de cette corne. Cette diminution ne semble pas se localiser à certains groupes cellulaires ainsi que l'admettent plusieurs auteurs. Dans la corne postérieure l'atrophie a porté, dans notre cas, Sur la colonne de Clarke du côté opposé.

Dans la substance blanche, la lésion parait, le plus

RSR en ler e ni JA EU M Fr PRES souvent, se localiser aux faisceaux postérieurs dans les faisceaux de Goll et de Burdach.

4 La loi de Waller n’est complétement exacte que dans sa première proposition « le bout d'un nerf périphérique dégénère », mais il faut considérer la seconde proposition « le bout central resté en rapport avec son centre trophique reste intact » comme comportant certaines restrictions.

5° Histologiquement, on constate une atrophie des éléments nerveux du moignon ainsi qu'une dégénérescence de certains tubes; elle semble atteindre particulièrement l'enveloppe myélinique qui se désagrège en particules très fines. Le cylindre-axe presque intact persiste longtemps. ;

Cette forme de dégénérescence ne ressemble en rien à celle de Waller ; elle rappelle de point en point celle décrite par les auteurs sous le nom de « dégénérescence rétrograde ».

Elle pourrait également se propager à travers le centre trophique des cornes antérieures, du neurone moteur périphérique, au neurone moteur central (faisceau pyramidal) en l'intéressant sur une plus où moins grande hauteur.

6° Le processus dégénératif parait évoluer d'autant plus rapidement, et se propager d'autant plus loin que le sujet est plus jeune. L'expérimentation sur les animaux est en concordance sur ce point avec les constatations faites chez l'homme.

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