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Nous tenons enfin à remercier de sa précieuse collaboration M. P. Pagès, interne des hôpitaux de Montpellier.
Notre thèse exprime de quelques réflexions sur les polynévrites palustres en général et sur les névrites du poplité externe d’origine paludéenne en particulier. Un récent rapport présenté au Congrès français de médecine de Bordeaux par M. le docteur Hesnard, professeur à l'Ecole principale du Service de Santé de la Marine, sur les suites éloignées du paludisme d'ordre neurologique, montre que ce sont des syndromes périphériques qui sont les complicalions nerveuses (tardives ou rebelles) les plus fréquentes du APR Roe Ardin- Delteil et Levv-Valensi, dans le Sud médical et chirurgical (mai 1923), rappellent que la littérature possède actuellement 73 observations de névrites et polynévrites palustres.
Après l'introduction, nous rappelons brièvement les dates principales de l’histoire des polynévrites palustres. Puis nous présentons notre observation, à laquelle sont jointes des observations résumées ayant trait à des faits du même ordre (polynévrites, névrites isolées); nous dégageons ensuite les caractéristiques cliniques. Ou bien il s’agit d'un paludisme de première invasion, ou bien il
s’agit d'un paludisme ancien chez un malade qui se considère comme guéri, Ce sont surtout les membres qui sont atteints. Cependant, des paralysies faciales et des névrites de la V° paire ayant même origine ont été signalées. Enfin, on observe des polynévrites frappant les nerfs des membres supérieurs et inférieurs : ces derniers sont les plus fréquemment atteints. Les lésions névriliques causées par le paludisme déterminent en gros le syndrome habituel des névrites. Le diagnostic
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ne peut être scientifiquement établi, dans la majorité des cas, que sur la présence de l'hématozoaire et sur l'épreuve thérapeutique. Nous serons donc amené à reconnaître qu'il n'y a pas de signe différentiel net au point de vue de la seule clinique. L'étiologie sera Jugée selon l’ensemble des considérations, après élimination de toutes les autres causes possibles (toxiques ou infectieuses).