HISTORIQUE
Pendant longtemps, les manifestations d'ordre nerveux provoquées par le paludisme ont été attribuées à des altérations centrales, cérébrales ou médullaires, ou bien à des névroses indépendantes de l'infection malarique. Le premier, en 1877, Eichhorst publia un cas de névrite généralisée imputable au paludisme à en juger par la nalure des phénomènes qui ont précédé la maladie ; le diagnostie fut confirmé à l’autopsie.
Vincent, en 1875, rapporte l'observation d'un malade alleint d'aphasie et de paraplégie, chez qui l'on a soupconné depuis l'existence d'une névrite périphérique. En 1886, Gowers cite deux cas de paraplégie survenue chez des malariques. Il conclut que « la malaria peut influencer particulièrement les nerfs moteurs ». En 1887, Singer met en évidence la relation de la polynévrite avec la malaria. Boinet el Salebert, en 1889, rapportent, entre autres, deux observations de névrite sciatique chez des paludéens. En 1894, la névrile paludéenne prend son individualité parmi les manifestations nerveuses dues à la malaria, avec les observalions de Brault, Catrin, Faivre, Jourdan, Métin, Abatueci, Sacchi, Remlinger.
roues Boisson, Bardellini, Triantaphyllidès. En 1900, Sacquepée et Dopler signalent trois observations : les deux premières ont trait,à des polynévrites, la troisième à une névrile du scialique poplité externe : le paludisme y est nettement mis en cause.
Une observalion de Jajardo et Miguel-Canto relate un cas de polynévrite palustre avec autopsie el examen histologique, montrant des lésions de névrite.
Depuis la guerre, le grand nombre de cas de paludisme contracté en Orient a permis de rassembler quelques observalions de névrites et de polynévrites palustres. Le docteur L. Moreau, dans Paris Médical (1919), en rapporte 9 cas. Enfin Audemard et Charter {Lyon Médical, 1918) relatent une observation dont la descrip- | tion se rapproche sensiblement de celle que nous allons présenter maintenant.