‹ Contribution à l'étude des névrites tétaniquesChapitre 8 sur 15 · I. — Le tétanos causal · texte numérisé non relu

I. — Le tétanos causal

a) Une dose préventive de 10 centimètres cubes de sérum antitétanique au moins à été faite dans chacun des cas exposés; elle n’est pas mentionnée dans |” observation II qui n’est, du reste, qu’un résumé insuffisant en bien des points.

7h) de apparition du tétanos varie entre le dixiome. et le trente-sixième jour. Or, l’incubation est de six à dix jours dans les cas habituels, il s’agit donc de tétanos tardif. €) Le tétanos causal est localisé au membre blessé dans la plupart des cas, avec ou sans tendance consécutive à la

vénéralisation. Pour l'observation première, seulement, il est généralisé d’emblée. - à

d) Dans deux cas, on a cité des troubles psychiques graves contrastant avec Je tableau habituel. Il est vrai que ce fait s’est assez souvent produit dans les formes localisées du tétanos. Lumière et Bérard ont expliqué cette anomalie en disant que la toxine n’envahit l’encéphale, dans sa marche ascendante, qu'après le bulbe et si celui-ci à résisté; ce fait ne devra donc se produire que dans les € :Curaples où tout au moins prolongés.

__e) Les traitements employés sont classiques: sérum par les diverses voies; sulfate de magnésie intrarachidien, chloral, acide hénldue dress

p) Enfin l’évolution du tétanos cest chronique, variant. de quinze à soixante jours environ.

En résumé, trois Caractères principaux : il est tardif, localisé, chronique. Or, ces anomalies ne relèvent guère d’autre cause que de la pratique, maintenant universellement répandue, de la sérothérapie préventive. En effet, elles ne peuvent logiquement provenir que, soit de l’atténuation primitive de la virulence ou de la faiblesse de - dose de la toxine (dans quelques cas), soit de l’action de - l’antitoxine (fait courant). Si cette injection préventive

KE ‘empêche pas toute éclosion de la maladie, cela est dû,

ou à l'insuffisance de la dose, ou à ce qu’elle n’a pas été répétée (car 10 centimètres cubes d’ antitoxine sont éliminés en moins de quinze jours), ou encore à ce qu elle a été pratiquée tardivement, alors que la toxine déjà sécrétée a diffusé vers les centres médullaires. Donc, en dernier oo c’est à la sérothérapie que l’on doit la plupart des cas de tétanos atypique et partant les cas de névrites tétaniques observés ces dernières années.

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— Sy te

IT. — Caractères des névrites télaniques

a) Le sérum antitétanique est incapable d’en empêcher l’éclosion, puisque tous les cas que nous avons exposés ont été soignés par | ’antitoxine. |

b) Siège. — Comme dans le domaine expérimental, elles sont localisées au membre porteur de la blessure à la faveur de laquelle le bacille a pénétré dans lPorganisme. Sauf pour l’observation, I, où elle siège en un point totalement indépendant, ce qui doit être considéré comme anormal.

c) Moment d'apparition. — Il est très variable: du mo-. ment de la guérison du tétanos (obs. TIT) jusqu'à quatre mois après celui-ci (obs. IV) ; mais il est à remarquer pour ce dernier cas que la paralysie ne s’est révélée qu’à la fin d’une longue période de contracture du membre. On peut se demander si elle n’était pas masquée par celle-ci comme dans certains cas de tétanos céphalique qui avaient excité la sagacité des anciens auteurs, et que Giuffré expliquait en admettant que la toxine tétanique est assez puissante pour exciter les centres moteurs et déterminer des contractures dans les museles qui, innervés par des nerfs malades, ne réagissent plus à l’action de la volonté.

d) Signes moteurs. — T1 s’agit plus d’une parésie que d’une paralysie, Les mouvements sont limités, lents, sans Bee ‘ ; force. La mobilité passive est normale.

e) Symptômes sensitifs. — 11 ÿ à peu de phénomènes subjectifs: de l’engourdissement, des fourmillements tout au plus. L'étude de phénomènes objectifs montre de Le

on

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