‹ Contribution à l'étude des névrites tétaniquesChapitre 9 sur 15 · SPA ES · texte numérisé non relu

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Decthécie tactile, douloureuse, thermique, parfois de l’anesthésie, Pas de douleur à la pression des muscles ou des troncs nerveux. La sensibilité profonde cest conservée.

Î) Symptômes vasomoteurs. — Une fois seulement on a signalé de la rougeur et de l’æœdème du membre atteint.

g) Signes trophiques. — Il se manifeste toujours une amyotrophie nette, envahissant tout le membre, et non un groupe localisé. En général, les troubles trophiques eutanés sont absents; une seule fois on signale une desquama- - tion de la plante ‘ |

h) Réflexes. — Tes réflexes tendineux et cutanés com-

‘ mandés par les nerfs lésés sont abolis ou atténués, ce qui.

contraste avec une exagération nette des autres réflexes du même individu comme il est classique au décours du tétanos. ie |

i) Réactions électriques. — T'’excitabilité faradique et galvanique des nerfs est abolie ou très affaiblie, e’est la règle absolue. Les contractions produites sont lentes, paresseuses, traînantes. La formule d’excitation galvanique se trouve modifiée, il y a tendance à l’égalité polaire et

même à l’inversion. C’est donc une ébauche nette de R, D.

Ces deux derniers signes sont les plus caractéristiques des névrites que nous étudions. Car le tétanos, après sa guérison, produit en général pendant quelques semaines, deux séries de phénomènes qui sont: l’hyperexcitabilité excessive des muscles et des nerfs aux courants faradique et galvanique d’une part, et de l’autre, l’exaltation de la réflectivité osseuse et tendineuse, la présence même de clonus du pied et de danse dela rotule. Ces moyens d’in- | vestigation doivent, par conséquent, être de précieux auxihaires pour dépister les cas douteux et les formes frustes d des névrites tétaniques, puisqu ils nous donnent des

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" $ à + £ 2 résultats inverses de ceux qui sont couramment observés.

C’est ce qui a été signalé en quelques cas, précisément:

Observation IV (résumée). — E. Bonmiot, dans la Revue

de neurologie, janvier 1907, publie l’observation d’un

homme qui, s'étant fait une plaie au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne du petit orteil gauche, fit un tétanos généralisé huit jours après, d’une durée de dixhuit jours. Quinze jours après la guérison, pratiquant

l’examen électrique du malade, il constata que, presque

normal à Féxamen faradique, le nerf sciatique poplité

externe était moins-excitablé du côté de la blessure que de. l’autre, au courant galvanique; ce qui coineidait avec une

légère amyotrophie de son territoire. De plus, la secousse

de fermeture du pôle négatif, pour le jambier antérieur:

apparaissait plus. tardivement, et toutes. les autres réac-

tions étaient plus difficiles À provoquer, notamment: le té-

tanos musculaire de fermeture qui n ‘apparaissait plus, ou seulement à des intensités bien supérieures à celles qe

sont normalement nécessair 68.

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Observation V (résumée). “ Courtois-Suffit et Giroux

$ cl Che DER ART (Les formes anormales du tétanos, Collection Horizon, p.

96) citent l’observation d’un blessé qui avait reçu trois

éclats de grenade à la cuisse gauche. Injection préventive de sérum (10 centimètres cubes) le lendemain soir. Le. téta-

nos apparait dix jours après la blessure par des contrac-

tures dans le membre blessé. Il y reste localisé pendant :

toute son évolution. La guérison semble définitive ‘qua-

ranté-Six Jours après. Fes DIN

L'examen des réactions A tres pratiqué neuf semai-

nés après la blessure, montre une diminution notable de

la contractiité des muscles et des nerfs du membre ma LA

lade aux courants galvanique et faradique,

E. Bonniot, auteur de là première de ces observations, en l’absence de publications analogues, n’osait conclure formellement à une altération périphérique, bien qu'il ait laissé entendre que c'était à son avis 1 explication la plus

plausible. Il nous paraît logique de nous rallier complète- . ment à son opinion. Nous-estimons en outre que ces mani- festations frustes de névrite doivent être bien plus fréquentes qu’on ne le suppose, vu la rareté des cas publiés: et que si les examens se multipliaient, on pourrait bien être amené à les considérer comme assez courantes.

j) Evolution. Pronostié. — T1 nous semble bien difficile de tirer des conclusions nettes, au sujet de la durée d’évolution de ces troubles, des observations que nous présentons; tantôt fort rebelles et persistant après de longs mois de traitement, ils rétrocèdent parfois quelques-se-

maines à peine après leur apparition. Quoi qu’il en soit, une amélioration manifeste, même dans les cas les moins

favorables, laissait esperér une guérison complète aux auteurs de ces observations, qui perdirent de vue leurs malades avant la disparition totale de leurs troubles.

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III. — Comparaison avec les polynévrites diphtériques = Sur le terrain clinique, comme dans le domaine de l’ex-

périmentation, les toxines diphtériques et tétaniques agissent d’une facon analogue.

: Même rapport entre le siège de la paralysie et celui de n blessure; leur moment d’apparition est variable selon la virulence du poison ; le type dépressif de ces paralysies. est la règle ‘absolue ; elles sont précédées de fourmillements et d’ engourdissement ; les réflexes sont abolis ou diminués, et l’atrophie a parfois été signalée; les troubles

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électriques sont constants et dans le même sens que dans

les névrites tétaniques, n’atteignant jamais la R. D. complète; enfin ces troubles peuvent être parfois très atténués

et être pris pour de la simple faiblesse de convalescence,

si l’on ne prend pas soin de pratiquer l’examen électrique. Remarquons en outre l’inefficacité absolue du sérum antidiphtérique à prévenir ces accidents. Tels sont les principaux caractères des névrites diphtériques, ils se super- posent presque au tableau des névrites tétaniques.

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