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muqueuse nasaleavec le filtrat de crachats de grippés et reste indemne. Toutefois cette immunité doit être assez courte. Nous connaissons un cas de récidive à deux mois d'intervalle, récidive très légère, il est vrai, et qui céda à un repos de trois ou quatre jours. L’'immunité n’est donc que passagère.
Traitement. — Les traitements les plus variés ont été mis en œuvre conire la grippe et ses complicalions. IL faut, croyons-nous, placer en premier lieu, le repos au lit. En nous reportant aux observations que nous avons réunies, nous avons été frappés de la présence fréquente des complications graves dans les cas où le malade ne s’est pas alité, dès le début de la maladie. C’est là évidemment une règle générale dans toute maladie, mais particulièrement importante dans la grippe. L’absorption des boissons alcoolisées fortement conseillée par les uns, très décriée par les autres, ne doit pas, à notre avis, être négligée. Sans doute elle ne fera pas couper court a toutes les grippes, mais elle en arrêtera quelquesunes et, bien souvent, mettra à l’abri des complications plus redoutables que la maladie elle-même. A ce traitement du début, on joindra utilement la désinfection de l’organisme par les diurétiques, la théobromine, l’urotropine, la lactose, celle des cavité naturelles par des gargarismes, des lavages fréquents. La quinine semble également utile à doses faibles pour lutter contre l’asthénie si fréquente. La poudre de quinquina, préconisée par quelques-uns,
semble avoir donné d’excellents résultats. Une alimentation très légère sera indiquée dans les cas sans gravité.
Le traitement des complications comporte de nom.
breuses indications. Dans les accidents pulmonaires, nous avons constaté l’action bienfaisainte des enveloppements froids du thorax, agissant à la fois comme antithermiques et sédatifs nerveux.
L’expectoration sera favorisée ‘par l’acétate d’ammoniaque, la terpine où mieux la térébenthine. Nous l’avons vue, dans un cas, très nettement influencée par l'application de l’enveloppement froid. ue 7
Les injections de sulfate de strychnine (1 à 2 milligrammes par jour) agissent de la façon la plus heureuse sur l’asthénie du sujet et la parésie des muscles bronchiques. |
Nous croyons qu’il faut y joindre d’un façon précoce, le sulfate de spartéine à doses journalières: de 5 à 10 centigrammes, afin de prévenir les accidents cardiaques si redoutables en pareil cas. La digitale soit en nature, soit sous forme de digitaline, trouve parfois son indication à doses moyennes el rarement renouvelées. L'huile camphrée trouve elle aussi toutes ses indications. |
Enfin la cyanose et la dyspnée sont heureusement
combattues par les ventouses sèches ou scarifiées,
alors même que les signes d’auscultation ne semblent
pas les réclamer. | Les formes très infectieuses de la maladie doivent,
nous semble:t:il, être traitées d’une façon précoce par l’abcès de fixation.
Qu'il s'agisse en effet,de localisations pulmonaires ou cardiaques, ce qui domine souvent, c’est l’infection profonde par les microbes d’association se développant à la faveur de la moindre résistance de l'organisme. L’abcès de fixation, en provoquant une hyperleucocytose manifeste, permet à l’organisme de lutter plus efficacement contre l'infection menaçante. Il n’est pas besoin d’insister sur la bénignité absolue de ce traitement qui nous a donné de bons résultats dans un cas soigné par nous (Obs. XX).
On a préconisé contre l'infection l'emploi des métaux .colloïdaux. Dans deux cas, nous avons employé l’électrargol sans résultat (Obs. XX). Peutêtre les résultats seraient-ils meilleurs, si l'injection était précoce, mais à la période d'état de la maladie ce produit s’est montré impuissant. Nous avons essayé également l’électraurol à dose faible (Obs. XX) (2 cemc. par jour). Le résultat semble meilleur, puisque nous avons vu coïncider la défervescence avec l'administration de ce médicament, mais nous croyons devoir signaler l'excitation nerveuse consécutive à ces injections et qui n’est peutêtre pas dénuée de gravité.
Enfin le délire, fréquent dans les formes très infec-
tieuses, sera calmé avantageusement par les bains répétés à 38 degrés,le repos absolu dans l'obscurité.
Dans ces derniers temps, on a préconisé dans la grippe, l'emploi d’un sérum antipneumococcique.
Etant donnée la fréquence du paeumocoque dansles complications de la grippe, ce traitement trouverait souvent son indication. Les premiers résultats publiés semblent très satisfaisants. Malheureusement l'emploi de ce sérum a été jusqu'ici très restreint et nécessitera de nouvelles expériences.