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d'hommes en bonne santé, s'installa dans les mêmes locaux et y séjourna un certain temps. Or aucun cas de grippe ne fut constaté dans ce détachement pendant son séjour dans ces locaux, malgré l’absence absolue de désinfection. Si l’on considère d’une part - la virulence de la grippe, sa facilité de dissémination et d’autre part, l’immunité absolue des hommes séjournant dans ce milieu supposé infecté, on est en droil d'en conclure que la désinfection, s'est faite d'elle-même par le seul fait du départ des malades,
Immunité. — A côté de la question de la prophylaxie se pose celle de l’immunité. On a.essayé de. l'expliquer par une atteinte antérieure remontant même jusqu’en 1889. Cela nous semble peu probable. Nous connaissons plusieurs exemples de personnes ayant eu la grippe en 1889 et qui la contractèrent de nouveau celte année. Bien des jeunes gens nés depuis 1889 sont restés indemnes. Enfin en dehors des grandes épidémies, la grippe règne à l’état endémique chaque hiver, et nombre de personnes lui paient leur tribut presque chaque ennée. Pourquoi ne s’immunisent-elles pas ?
Nous croyons plus vraisemblable l'explication basée sur l’état de réceptivité ou de non-réceptivité du sujet,au moment où il se trouve dans les conditions de contage. Néanmoins l’immunité acquise doit exister. Nous devons signaler l’expérience de M. Dujarric, qui, guéri de la grippe qu'il s'était fait inoculer, se fait badigeonner la gorge, le rhino-pharynx et la