OBSERVATION XV
Année 1922, n° 198. Nathalie P..., 26 ans, Ilpare. Grossesse À terme. Bassin normal.
Le travail commence le 13 février vers 5 heures. A 8 h. 30 seulement, la femme descend à la salle d’accouchemnt. On l’examine, la poche des eaux intacte, bombe à travers l’orifice cervical dont le diamètre est environ celui d’une pièce de 5 francs. On sent le bregma en avant et à droite.
À midi, dilatation comparable à la dimension d’une paume d’adulte. Les contractions sont peu régulières. A 13 heures, rupture spontanée de la poche des eaux, la dilatation est complète. La femme pousse pendant une heure trente, et expulse en O. S. un fœtus du sexe féminin, criant aussitôt. Délivrance normale. Le périnée est intact. Poids fœtal: 3.390. Poids placentaire: 560. Durée du travail: dix heures environ. Suites de couches physiologiques.
OBseRvaTION XVI (Inédite)
Année 1922, n° 700. Rosa P..., 28 ans, IVpare. Grossesse de huit mois et demi. Bassin normal.
Cette gestante arrive en travail, le 17 mai, à 17 heures. À l’examen, no trouve l’orifice cervical ouvert suivant un diamètre de trois bons travers de doigt. À travers la poche des eaux intacte, on constate que la tête est fixée en O. I. G. P. Les contractions sont fortes et suivies. À 18 h. 30, la dilatation est complète, la poche des eaux se rompt spon- . tanément. La femme fait des efforts d’expulsion et, après un quart d’heure, la tête fœtale se dégage en O. S. Délivrance naturelle. Périnée intact. Poids fœtal: 2.780. Poids placentaire : 400. Durée du travail inconnue : ne semble pas toutefois avoir dépassé cinq à six heures. Suites de cou-
ches normales.
OBsERvATION XVII
Année 1922, n° 1294. Suzanne G..., 27 ans, ITpare. Grossesse voisine du terme. Bassin normal.
Cette femme était au dortoir des femmes enceintes. Le 23 août, rupture spontanée de la poche des eaux, soins d’usage, expectative.
Le 27, à 3 heures, la gestante qui souffrait légèrement depuis minuit, descend à la salle de travail.
À l’examen, la dilatation de l’orifice utérin atteint à peu près les dimensions d’une pièce de 1 franc. À ce mo-
RSS A TT à él :
2: Se ment, on ne s’est pas rendu compte de la situation exacte de la tête.
À 14 heures, la dilatation est complète, nous avons, par nous-même, constaté la présence de la petite fontanelle à l’extrémité postérieure du diamètre oblique droit. On sent encore en avant et à droite l'angle postérieur du bregma. Une heure durant, la femme pousse et, à 15 heures, expulse en O. P. un fœtus du sexe féminin, criant aussitôt. Délivrance naturelle, membranes douteuses. Eraillure du périnée. Poids fœtal: 3.650. Poids placentaire: 570. Durée du travail: quinze heures environ.
Suites de couches subfébriles; néanmoins, l’accouchée sort le onzième jour.
OBsERvATION XVIII (Inédite)
Année 1923. Justine B..., 22 ans, primipare. Grossesse à terme, bassin normal.
Cette femme arrive à la salle de travail le lundi, 8 janviers, vers 11 heures. On l’examine.
Au palper : sommet amorcé en gauche. Auscultation positive à gauche.
Au toucher: col en voie d’effacement, poche des eaux intacte. Au cours de la journée et de la nuit, les contractions sont rares. Le lendemain, vers 9 heures, la dilatation cervicale présente à peine les dimensions d’une pièce de 2 francs, on perçoit le bregma en avant et à droite. Le mercredi matin, la dilatation n’est guère plus avancée (5 fr.), le bregma est toujours perceptible en D. A. Dans Ja journée, les douleurs s’espacent encore, puis disparaissent. La
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poche des eaux étant intacte, la température normale, les bruits du cœur fœtal satisfaisants, on laisse la parturiente se reposer. Dans la soirée du jeudi, les douleurs reparaissent. Le lendemain 12 janvier, à 3 heures, la poche des eaux se rompt.
À l’examen on trouve une dilatation du col utérin de la dimension d’une paume d’enfant, la tête est bien engagée, on sent la fontanelle postérieure à gauche et.en arrière. Mais, les contractions qui avaient bien repris s’espacent à
nouveau, le pouls est à 100, la femme s’agite. On décide d'intervenir. À 4 heures, on place un ballon grand modèle de Champetier de Ribes, la tête était alors en G. T. Les contractions reprennent; à 8 heures, le ballon est expulsé. Il ne subsiste plus alors qu’un bourrelet cervical circulaire, de deux travers de doigt environ, la tête est en O. I. G. A. On complète la dilatation par le procédé de Bonnaire et on termine par une application de forceps (F. Tarnier). Après rotation, on extrait en O. P. un fœtus féminin criant aussitôt. Délivrance naturelle vingt minutes plus tard. Périnée intact. Poids fæœtal: 3.790. Durée du travail: quatrevingt-quatorze heures. Suites de couches normales.
OBsERvATION XIX
Année 1923, Angèle B..., 21 ans, primipare, à terme. Bassin très légèrement touché (un faux promontoire à bout de doigt).
Cette parturiente arrive à la salle de travail le 16 janvier à 13 heures ; elle souffre depuis le matin 3 heures et à perdu du liquide amniotique. Peu après son entrée,
DRE n EE issue abondante d’un liquide verdâtre. A l’examen, on trouve: un col effacé, un sommet mobile en GT
Dans la journée, les douleurs sont rares et espacées.
Le 17 au soir, on trouve, au toucher, une dilatation de la dimension d’une pièce de 2 francs et l’on constate que le sommet s’est fixé en O. I. G. P.
Dans la matinée du 18, à 8 heures, la température rectale est de 38°2; le liquide est toujours vert, mais les bruits du cœur restent bons. Les contractions ont repris, puis cessent à nouveau vers 11 heures. À ce moment, il ne subsiste plus qu’un bourrelet cervical cireulaire d’un travers de doigt environ, la tête est bien engagée mais la fontanelle antérieure toujours perceptible. À 11 h. 40, on fait, à vingt minutes d'intervalle, deux injections de 0 ce. 5 de pituitrine Choay; les contractions se renforcent. À 12 h. 30, la dilatation est complète, la tête en O. I. G. A., mais les bruits du cœur se modifiant, on termine l’accouchement par une application de forceps. L'enfant, un fœtus féminin de 3 kil. 500, naît étonné, mais crie cinq minutes après. La délivrance naturelle se fait une demi-heure plus tard. Poids placentaire: 600 grammes. Périnée légèrement déchiré. Suites de couches normales. Le travail avait duré: cinquante-neuf heures.
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DEN ET CONCLUSIONS LE — Les occipito-iliaques gauches postérieures sont des variétés rares (0,87 %) de la présentation du sommet. II. — D'une façon générale, le travail est long et péni-
ble, mais alors que chez les multipares la terminaison spontanée est la règle (90 %), pour les primipares elle est l’exception (23 %). Chez elles, nous pouvons dire que les occipito-gauches postérieures font le plus souvent partie de la dystocie.
III. — La rotation de l’occiput vers le sacrum, exceptionnelle dans les O. I. D. P. (1,1 %) est fréquente chez les O. I. G. P. C’est même cette évolution que l’on observera le plus souvent, quand on assistera, chez une primipare, à l’accouchement spontané d’une gauche postérieure.
IV. — En présence d’une occipito-gauche postérieure, l’accoucheur devra s’armer de patience, respecter plus que jamais les membranes, ne rien faire avant que la dilatation ne soit complète. S’il faut alors intervenir par une application de forceps, il agira le plus souvent comme s’il avait affaire à une O. I. G. T. Si l’on doit, néanmoins, faire une prise sur la tête immobilisée en O. I. G. T., ne tenter la rotation que lorsque la tête sera bien abaissée sur le plancher périnéal. Ne pas trop insister pour amener l’oc-