III. — Intestin
Les brides et adhérences, l’appendice fixé à un organe, agissant sur l'intestin, en modifient le cali-
bre, le rétrécissent, produisant une occlusion intestinale par un mécanisme que nous connaissons. Un point semble quelque peu spécial aux occlusions appendiculaires : c’est la complexité, la multiplicité des adhérences, entraînant des lésions nombreuses et un enchevêtrement inextricable entre appendice, cæcum, côlon, iléon et épiploon.
L’intestin présente naturellement de multiples lésions au cours d’une occlusion. Au-dessus du point serré il se dilate, se remplit de matières fécales, de sérosité et surtout de gaz fournissant le tympanisme à la percussion. La muqueuse, à ce niveau, peut présenter quelques ulcérations produites par l'irritation mécanique qu'exercent les matières fécales entas-, sées et solidifiées. Plus près de l’occlusion,on trouve parfois des suffusions sanguines sur la muqueuse et sur la séreuse. Au niveau de l'étranglement, par suite de la mauvaise circulation du sang, la gangrène est à craindre, avec la perforation et la péritonite qui la suivent. La couleur feuille morte de l'intestin devra nous mettre en garde en cas d'intervention : elle indique le défaut de la nutrition de la paroi intestinale qu’elle représente, et l’accroissement de l’infection.
Dans l’occlusion chronique, on constate, au niveau
du rétrécissement, une hypertrophie de la couche
musculaire intestinale correspondante.