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Krauss, sous ce titre, décrit des concrétions osseuses dans le voisinage d’abcès du poumon. D'après sa description, il est difficile d'affirmer qu'on ait affaire à des os vrais (Arnsperger).
1849. Wicriam et Jonnson, Ossification of a part of the superior lobe of the right lung with a pathological specimen (Northwest M. and S. J. Chicago, 1849-1850, VI, 238-241).
Nous n'avons pu malheureusement trouver l'original de ce cas dont il n'existe nulle part une analyse.
1855. Nusser, Uber Knochenconcremente in der Lunge (Oesterr. Zeitschr. f. prakt. Heilk. Wien., I, Jahrg. n* 32-34-35).
Nous n'avons pu nous procurer la relation de ce cas qui paraît douteux ; du moins Arnsperger s'exprime ainsi à son égard: « Les cas de Nüsser et Forget, qui appartiennent à la forme tubéreuse, ne sont vraisemhlahlement pas des formations osseuses vraies. Il ressort de la description que la distinction n’a pas été faite. »
1856. CruveicmEeR. Le cas de Cruveilhier est rapporté dans son Anatomie palhologique, t. IT, p. 862.
OBs. II. — Bien que l’auteur n'en donne aucun détail précis, il semble bien qu'il s'agisse d’une ossification véritable, étant donné son volume probable qui ne devait pas prêter à confusion. Cruveilhier s'exprime simplement ainsi sans ajouter de plus amples explications : « J'ai vu un cas bien positif d'ossification des poumons. L'os était spongieux et présentait tous les ‘caractères du tissu osseux normal. La lithiase des poumons est aussi fréquente que son ossification est rare.., » f
AS 1856. Luscuxa, Verastigte Knochenbildung in Parenchym der Lunge {Virchow's Archiv., X, S. 500-505).
Os, III. — Homme de cinquante ans.
Formation osseuse ramifiée, à ramifications ténues et fragiles plongées en plein parenchyme des lobes inférieurs, sans rapport avec la plèvre ni avec les vaisseaux ou les bronches. L'auteur note que les branches osseuses très irrégulières étaient en relation avec ‘un tissu conjonctif résistant. En certains endroits, les tiges osseuses étaient incomplètes : il s'agissait simplement de grains serrés, disposés en collier, unis par une travée tendineuse. =
Histologiquement l’auteur trouve les diverses parties constituantes de l'os vrai.
A noter que toutes les branches osseuses étaient développées autour d'une tige directrice conjonctive.
Luschka rapporte cette lésion à une pneumonie interlobulaire avec transformation fibroïde, puis osseuse de l’exsudat.
1858. ForsreR, Verastigte Knochenbildung in Parenchym der Lunge /Virchow’s Archiv., XIII, S. 105).
O8s. IV. — Rapporte un cas qu'il avait observé cinq ans auparavant en parcourant les préparations pathologiques de Langenbeck. Il s'agissait d’un morceau de poumon traversé par des fragments osseux de différentes grandeurs et ramifiés. Ce cas se rapproche presque complètement de celui de Luschka : les travées osseuses sont en continuité avec des tiges fibreuses.
Il admet l’origine de l’os au dépens d'un tissu conjonctif néoformé dans le tissu interstitiel du poumon et sans rapports avec les bronches ni les vaisseaux.
1858. Jurius Porr, de Nüremberg, Mittheïlung einiger seltener Sections befunde von Greisen {J. D. Würtzburgy.
OBs. V. — Ce cas se présente sous une forme un peu particulière (forme diffuse). Il s'agissait d’une femme de soixante-quatorze ans, morte de pneumonie sans avoir jamais eu d’affection antérieure du poumon. Au sommet du poumon droit, on trouve une tumeur à peu près circonscrite et composée de tissu osseux. De la grosseur d'un poing, entourée d’une plèvre calleuse, épaisse, elle est formée de plusieurs nodules mobiles les uns sur les autres ; à la périphérie et vers le bas se dégageait une grosse masse dirigée vers le hile. Enfin, dans le reste du poumon on trouvait plusieurs petites masses disséminées et formées manifestement de tissu osseux. Ces néoformations étaient composées d'une coque compacte envoyant à l’intérieur des échafaudages circonscrivant des alvéoles remplis de moelle. Le point de départ de ces formations n’a pas été précisé. À propos de ce cas, on peut consulter Virchow : Die Krankhaft en Geschwülste, Bd. II, S. 102. (Trad. française : Pathol. des tumeurs, p. 99, 1867.)
1859. ScHoLTz rapporte deux cas, Uber feste Concretionen in der Lunge {/Oest. Zeitschr. f. prakt. Heilk. Jahrg, V).
Dans le premier cas, la formation osseuse faisait corps avec la paroi thoracique, était entourée de membranes fibrineuses et il s'agissait probablement d’une exostose costale ayant pénétré par son extrémité libre dans le parenchyme pulmonaire.
OBs. VI. — La seconde observation se rapporte à une jeune femme morte à vingt-quatre ans. La production osseuse située dans la partie inférieure du poumon gauche affectait la forme : tubéreuse et, comme Poulalion le suppose, a été engendrée selon toute probabilité par l’ossification d'un foyer circonscrit de pneumonie interstitielle.
1859. Wacxer, Zahlreiche kleine Knochen in den Lungen (Arch. f. phys. Heilkunde, Heît., 3).
ET pes Ons. VII. — Femme de vingt-six ans, morte de paralysie du cœur. On trouve dans les poumons environ 50 petits os dont le plus gros avait la grosseur d’un pois, ovoïdes ou arrondis, sans dépendance avec les bronches ou les vaisseaux. Ils étaient semés, sans ordre, dans toutes les parties des deux poumons et environnés de parénchyme normal.
L'auteur signale, en outre, la présence de tissu conjonctif lâche dans le voisinage des 08.
1861. BrowniNG, Vomica of the lung partially lined with bone /Transact. of. the pathol. Soc. of. London, {. XD D20)
O8s. VIII. — Femme de cinquante-trois ans, morte de tuberculose pulmonaire. Le sommet du poumon gauche adhérait fortement à la paroi costale et la plèvre était notablement épaissie. A cet endroit, on trouvait une caverne du volume d’une grosse orange, dont les parois ossifiées envoyaient dans le parenchyme pulmonaire des ramifications en forme d’aiguilles. On voyait également à l'intérieur de la caverne une stalactite osseuse. En même temps, il y avait un fragment d'os dans une pseudo-membrane de la plèvre.
L'auteur rapporte la formation osseuse à une pleuro-pneumonie tuberculeuse.
1862. Hescur, Osteoide in der Lunge /Oesterr. Zeiltschr. f. prakt. Heilk).
Os. IX. — Cas du type tubéreux.
Homme de vingt-six ans, mort d’endocardite chronique. Dans chaque poumon, on trouvait de 20 à 25 petits corps variant du volume d’un grain de pavot à celui d’un pois. Le parenchyme ambiant est normal. Examen histologique : os vrai. L'auteur ‘admet que la forme tubéreuse n'est qu’un stade de début d’une formation osseuse ramifiée.
= 1867. Le Diserper, Ossification du poumon dans la tuberculose Union médicale, 11 juillet, p. 57).
OBs. X. — Homme de cinquante-six ans, phtisique. Dans le poumon droit, autour d'une caverne grosse comme une noix, fragments osseux sous forme de tiges ou de ramifications très délicates ; parfois enchevêtrées en petits amas.
Examen histologique fait par M. Ranvier : il admet que l'os s'est développé dans le tissu conjonctif néoformé d'une pneumonie chronique.
Pas de bibliographie. :
1867. Buur, Notiz über primare astige osteome der Lunge {Sitzungsber. d. bayer. Akad. der Wissenschaÿt, z. München, IL p. 144).
O8s. XI. — Homme de cinquante-huit ans, mort de pneumonie croupale. Dans le lobe supérieur droit, formation osseuse ramifiée dont les branches se terminaient dans un réseau noueux. L'auteur attribua alors l'ossification du poumon à la transformation du tissu interstitiel hyperplasié. Plus tard, en 1872 (Lungenenzundung Tuberculose und Schwindsucht. München), il transforma son opinion première et admit que c’est le résultat dela transformation des parois alvéolaires, bronchiales et vasculaires.
1870. HorrManN, Over osteomen in het longweefsel (Nederl. Tijdschr. v. Geneest. Amsterdam, 2 R. VI, 2 afd., p. 78-80).
Nous n'avons pu nous procurer l'original de ce cas dont nous n'avons trouvé l'analyse nulle part.
1875. Bosrrom, Verastelte Knochenbildung im der
Lunge {Silzungsber. der physikal Med. Soc. z. Erlangen, XII, 158).
Os. XII. — Forme ramifiée.
Homme de soixante-cinq ans, mort de tuberculose ulcéreuse. Nombreuses tiges osseuses spécialement abondantes à la périphérie du lobe inférieur dwit, de grosseur variable, entourées de tissu paraissant normal sans prolongements dans les travées conjonctives interstitielles épaissies.
L'auteur pense que l’ossification est partie des bronches les plus fines et des conduits alvéolaires, pour, de là, s'étendre plus loin ultérieurement.
1885. Fécix Con, Ein Fall von diffuser Knochenbildung in der Lunge /Virchow’s Arch., Bd. 101, $S. 156, 174; 1 pl.).
O8s. XIII. — Cas de forme diffuse occupant le lobe supérieur droit. Nous avons rapporté l'observation de cet auteur, au point de vue macroscopique, page 28. L'étude histologique très complète, particulièrement en ce qui concerne les phases de formation du tissu osseux, fait ressortir surtout les rapports de l'os et du tissu conjonctif. Il y avait, en certains points, quelques formations osseuses autour des vaisseaux ; en outre, une sclérose diffuse nette et de l'endartérite de la plupart des vaisseaux. Il admet comme pathogénie une pneumonie interstitielle ossifiante.
1885. Prccmmi, Neolormazione di tessuto osseo nel pulmone /Giorn. internaz. di sciencie mediche, Napoli).
Os. XIV. — Forme ramifiée.
Homme de soixante-sept ans ; cancer du foie diagnostiqué pendant la vie avec généralisation aux ganglions rétropéritonéaux, à la plèvre, aux poumons et aux ganglions du médiastin. Dans les deux poumons, ramifications osseuses s'étendant
So
en augmentant progressivement du hile à la périphérie. Ces formations siègent dans le tissu conjonctif interstitiel, spécialement l'interlobulaire et le périvasculaire. Elles sont creusées de petits canaux contenant de la moelle. Comme point particulier, il y avait de l’'endartérite des gros vaisseaux. L'auteur se demande si ce fait n’est pas en relation causale avec l’ossification. Dans l'ensemble, il admet que le processus est la conséquence d’une pneumonie interstitielle.
1892. Trisourer, Ossification du poumon {Société analomique, p. 340).
Os. XV. — Forme ramifiée.
Homme de quarante-sept ans, mort d'hémorragie cérébrale. Ramifications osseuses en plein parenchyme pulmonaire, coralliformes. Elles paraissent en relation avec les bronches, car en suivant celles-ci, on voit que les bronchioles de troisième et de quatrième ordre deviennent rigides, cassantes. Les grosses bronches et les terminaisons lobulaires sont saines.
L'auteur a vérifié microscopiquement la réalité de l'os, mais il renvoie à une communication ultérieure l'étude histologique pour la localisation exacte du processus.
1894. THoniox et Cornir, Bulletin Sociélé analomique, p.522.
Os. XVI. — M. Cornil présente une pièce appartenant à M. Thonion, d'Annecy. L'étude histologique montre qu’elle renferme tous les éléments de l'os normal.
D'après des renseignements inédits que M. le D' Devic a bien voulu mettre à notre disposition, renseignements qui ont été tirés de documents que M. le D' Thonion avait eu l’amabilité de faire parvenir lui-même à M. le D' Devic, nous nous sommes rendus compte qu'il s'agissait d’ossification coralliforme du
lobe inférieur du poumon droit. Le sujet, porteur de cette
Su. —
lésion, était un homme de soixante-quatre ans atteint depuis dix ans de catarrhe pulmonaire chronique avec crises d'asthme,
1895. BramgizLa et MonrIm, Osteomi multipli dei pulmoni {Gaz. med. lombarda, p. 128).
OBs. XVII. — Forme tubéreuse.
Jeune fille de vingt-huit ans, amputée de la cuisse pour tumeur blanche du genou. Traces de tuberculose en partie ancienne dans les deux poumons. Nombreux fragnïents d'os dans l'un et l'autre poumon, les plus gros ayant le volume d'un noyau de cerise, L'examen microscopique, un peu sommaire, a montré un stroma osseux avec canalicules.
1897. Pzrewoskt, Lungen osteome /Analysé in Centralblatt j. allg. Pathol., p. 231).
OBs. XVIII. — Forme ramifiée.
Homme de soixante-six ans, brightique, emphysémateux. «Ostéome » trabéculaire ramifié des lobes inférieurs.
Le point de départ paraît être dans les parois conjonctives interalvéolaires. Dans les premiers stades, on trouve de petits îlots de tissu conjonctif ostéoïde. De même, là où le tissu osseux est formé, on voit un revêtement ostéoïde qui ne ferait défaut, selon l'opinion de l’auteur, que vers les points où les formations osseuses semblent se développer rapidement.
1897. Hans ARNSPERGER, Uber verastelte Knochenbildung in der Lunge {Ziegler's Beilrage zür Patholog. Anat., Bd. XXI, S. 141-172).
O8Bs. XIX. — Forme ramifée,
Nous avons rapporté, page 19, l'observation de cet auteur, au point de vue macroscopique. L'étude histologique qui suit est très complète ; elle signale particulièrement les détails de la moelle osseuse, la présence d'ostéoblastes et d’une sorte de pé-
SN — rioste. Le poumon était atteint de sclérose diffuse et emphysème avec anthracose. Le: rapports de l'os avec le tissu conjonctif néoformé y sont bien étudiés. L'indépendance avec les vaisseaux et les bronches est nette. L'auteur cherche, en outre, à élucider le mode d’accroissement, qui se ferait, soit par le périoste, soit à l’aide des ostéoblastes. À noter aussi l’endartérite des vaisseaux et la présence de capillaires néoformés autour des formations osseuses.
Après une longue étude critique, il admet que le processus est dû à une pneumonie chronique interstitielle ossifiante.
1898. ScHUMACHER, Uber verastelle Knochenbildung in der Lunge, Inaug. Dissert. Würtzburg.
OBs. XX. — Forme ramifiée très typique.
Le porteur de cette lésion était un syphilit'que avéré.
Dans la moitié inférieure du lobe inférieur droit, diminué de volume, on sent une échafaudage fin, de consistance dure, partant de la plèvre et se prolongeant dans le parenchyme. On remarquait une hyperplasie du tissu conjonctif de soutènement autour des bronches. Comme dans le cas de Luschka, les formations osseuses sont reliées les unes aux autres par des points d'union conjonctifs. A la coupe, les bronches et les vaisseaux étaient rétrécis et entourés d'un manchon épais de tissu scléreux. D’après l’auteur, c’est surtout à la périphérie de la lumière des vaisseaux sanguins, diminuée, que se déposait la substance osseuse, et il attribue l’ossification, dans son cas, à une transformation du même genre des parois artérielles du poumon.
1901. Devic et Pavior, Des os vrais du poumon {Lyon médical, n* des 13 et 20 janvier).
Os. XXI.— Ramifications osseuses dans tout le poumon droit,
mais particulièrement dans le lobe inférieur, chez un homme de soixante-quatre ans, brightique, avec emphysème et bron-