‹ Contribution à l'étude des os vrais du poumonChapitre 18 sur 19 · OL · texte numérisé non relu

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chite diffuse. Les os n'avaient aucun rapport avec les bronches ou les vaisseaux ; on en voyait quelques-uns à l’état d'ébauche, environnés de tissu conjonctif dense ; d’autres, formant une édification parfaite, parvenue à son plein développement, et possédant des canaux de Havers et de la moelle, étaient en continuité avec le tissu pulmonaire, sans interposition de tissw de sclérose (p. 40).

Les auteurs rapportent ces formations à la pneumonie interstitielle chronique.

OBs. XXII. — Nous avons rapporté d'autre part les renseignements cliniques et les constatations macroscopiques fournis par l’autopsie (p. 22).

L'étude histologique a confirmé les observations que les auteurs avaient faites dans leur premier cas et les a conduits aux mêmes conclusions.

1901. JerusarEem, Ein Fall v. veragtigter Knochenbildung in der Lunge /Allg. Wien. med. Zeitschr., Jahrg 46, n° 23 et 24, S. 246-und 256).

Os. XXIII. — Hômme de soixante-dix-huit ans, mort decancer du pancréas, sans métastase pulmonaire ni osseuse.

Forme ramifiée typique dans les deux lobes inférieurs, avec quelques spicules osseux isolés dans les lobes supérieurs. Pas de rapports avec les vaisseaux ni les bronches, pas de tissu conjonctif autour des formations osseuses, mais un tissu pulmonaire très emphysémateux.

L'auteur l'interprète comme un ostéome ramifié à développement lent, et il rejette la théorie du développement de l'os dans un tissu conjonctif de pneumonie interstitielle, pour penser plutôt à des embolies de cellules de la moelle osseuse.

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Observations d’édifications osseuses purement microscopiques.

1898. BENSEN, Beitrage zur Kenniniss von der heleroplastischen Knochenbildung, Gottingen.

Cet auteur rapporte un cas dans lequel existaient des formations osseuses autour d’un foyer calcifié dans un poumon très anthracosique. L'os était entouré de tissu conjonctif avec des vaisseaux.

1900. Lusarscn, Versammlung deutcher Naturjorscher und Aertze zu Aachen, sept.

Cet auteur est le premier qui attire spécialement l'attention sur les points ossifiés microscopiques qui apparaissent dans le sommet des poumons tuberculeux, autour des points calcifiés, jaunes. Il examina 21 cas, et, dans 17, il trouva des trabécules osseux. Ceux-ci apparaissent autour d'un centre nécrotique et possèdent une abondante moelle osseuse. Il rejette tous rapports avec les bronches et les vaisseaux et admet que, dans la zone conjonctive scléreuse qui entoure les foyers nécrotiques, apparaissent des grains calcaires qui sont l’origine d'une impulsion à la formation osseuse, cette dernière se faisant direc-

“tement aux dépens du tissu conjonctif.

1901. Kurt Porrack, Uber Knochenbildung in der Lunge /Virchow’'s Archiv., 165, Heft. 1).

Ce mémoire, représentant un travail considérable, porte sur 60 cas. En outre, l'auteur a examiné un cas qui paraît se rapporter à un enchondrome ossifiant développé aux dépens des cartilages bronchiques, et 6 cas de ganglions, dans lesquels il

HER a trouvé 3 fois au moins des foyers osseux. Ce travail a été fait sous les auspices du professeur Lubarsch. Ayant cité dans les divers chapitres précédents les points sur lesquels insiste cet auteur, nous ne ferons qu'apporter ci-dessous ses conclusions. Il rapporte, en outre, quelques excellentes figures de ces formations.

« 1° On trouve fréquemment, dans les poumons, des foyers jaunâtres, de dureté osseuse, généralement pas plus gros qu'un pois (d'après nos recherches, 18 % de toutes les autopsies). Ces foyers, dans l'extrême majorité des cas (17 % de toutes les autopsies) contiennent des quantités très considérables d’os vrai.

«2° Cet os ne se compose pas seulement de tissu osseux, mais aussi de toutes les parties constituantesconnues de l’os du squelette. Il naît par métaplasie, du tissu conjonctif néoformé cicatriciel et le plus souvent autour de foyers nécrotiques calcifiés ; un âge avancé et d'anciennes modifications tuberculeuses (nécrose avec induration et calcification) sont en rapport causal avec la formation osseuse.

« Ces formations osseuses n'ont rien à voir avec les vraies tumeurs.

« 8° Les foyers calcifiés du poumon, très durs, non jaunes, mais purement blancs (crayeux) qui sont bien connus et que l’on trouve très fréquemment, représentent le premier degré de ces foyers jaunes contenant de l'os.

«4° Enfin, je fais remarquer que, indépendamment des os fréquemment trouvés dans le poumon, j'ai été, en outre, assez heureux pour trouver de l'os vrai, complètement indépendant des bronches, dans les ganglions bronchiques calcifiés. »

1903. Devic. Nous avons rapporté cette observation inédite plus haut, page 56.

Travaux d'ensemble.

Outre les mémoires de Cohn, Arnsperger, Devic et Paviot, Pollack cités ci-dessus, qui contiennent des historiques et des réflexions d'ensemble étendus, nous n'avons trouvé que le travail de :

POULALION, Les pierres du poumon, de la plèvre et des bronches et la pseudo-phtisie pulmonaire d'origine calculeuse (thèse de Paris, 1891), qui constitue une bonne revue d’ensemble à la fois sur les os et les concrétions calcaires.

Et le mémoire de :

LEGry, Les pierres du poumon (Arch. gén. de méd., 1892), qui a été publié presque immédiatement après la thèse précédente, et qui n’en est, pour ainsi dire, qu’un résumé.

Ouvrages et traités.

On trouvera l'indication bibliographique des traités qui signalent les os pulmonaires dans notre chapitre premier. Ces ouvrages sont généralement très sommaires à ce point de vue ; on trouvera cependant dans Virchow l’analyse du cas de Port avec des figures, et dans Cornil et Ranvier des considérations sur les îlots de tissu ostéoïde qu'on peut trouver dans le poumon.

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