CONCLUSIONS
I. On peut trouver dans le poumon des formations osseuses de diverse nature : ainsi, on voit fréquemment des points secondairement ossifiés dans des tumeurs quelconques ; mais plus particulières sont les édifications osseuses primitives ; celles-ci sont constituées soit par des loyers décelables seulement au microscope dans les cicairices anciennes des sommets, soit par des productions beaucoup plus étendues.
IT. Les ossifications étendués sont rares ; nous avons pu en réunir vingt-trois cas dans la littérature. Elles envahissent un ou plusieurs lobes, le plus souvent les lobes inférieurs, et revêtent soit une forme ramifiée, soit une forme tubéreuse, soit une forme diffuse. Elles sont quelquefois associées à des lésions tuberculeuses cavitaires, plus fréquemment à de la sclérose diffuse de l’organe.
III. Les points osseux microscopiques sont presque de règle dans les cicatrices crétacées. Ils sont le produit d'une inflammation lente et durable ; ils se forment aux dépens du tissu conjonctif de sclérose qui environne les amas calcaires et naissent probablement par transiormation directe du tissu connectif.
ES
ccm QD
IV. Le mode de formation des ossifications étendues est plus complexe ; certains cas peuvent être des tumeurs vraies, celte conception est hypothétique ; d’autres cas, très exceptionnels, pourraient relever de l’ossification des bronches : mais la plupart paraissent produits par des processus analogues à ceux qui commiandent la formation des points microscopiques des foyers calcaires : sclérose plus ou moins étendue, ossification du tissu conjonclil néoformé sous l'influence de l'inflammation chronique.
Vu:
LE PRÉSIDENT DE LA THESE, TRIPIER Vu LE DOYEN, LORTET.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 3o mai 1903.
LE RSCTEUR, PRÉSIDENT DU CONSRIL DE L'UNIVERSITÉ, Gasnrisz COMPAYRÉ.
Lyon. — Imp. A. Rat, 4, rue Gentil, — 33938