I. — Remarques faites par divers auteurs
Procédant avec des techniques qui présentaient une rigueur suffisante, plusieurs auteurs ont remarqué que lorsque, chez un même sujet, dans des circonstances identiques, on dose la glycémie à divers intervalles de temps, on ne trouve presque jamais la même valeur.
En 1908, Baudouin faisait une série de cinq dosages, de trente en trente minutes, chez le chien au repos, à jeun, anes-
thésié localement à la cocaïne; il obtenait des résultats varia- - bles : 1,14, 1,05, 4,44, 4,01, 1,07 (Voir ci-déssus). |
De même chez une femme à jeun et au repos, Baudouin, faisant une série de trois dosages de trente en trente minutes, trouve les résultats suivants : 1,13, 1,04, 1,14.
En 1921, Gilbert et Baudouin considèrent que la glycémie à jeun et au repos chez un individu peut être regardée comme constante. Cependant, chez une femme, ils font quatre dosages d'heure en heure, et tous les quatre ne donnent pas le même chiffre : 1,23, 1,23, 4,23, 1,29. Chez une jeune fille, dans les mêmes conditions, deux dosages à une heure d’intervalle donnent : 1,15 et 1,19.
En 1930, Neumark écrit que la glycémie des sujets à jeun subit des oscillations continues, capricieuses, variant de 0,65
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. à 1,20, sans cause apparente. Il donne quelques chiffres après avoir dosé la glycémie de trente en trente minutes :
Ss. Z. : 1,12, 0,87, 1,10, 0,97, 1,05.
Rax. : 0,87, 0,70, 1,10, 0,90, 0,97.
En 1931, Mauriac écrit : « En faisant des examens de quart d'heure en quart d'heure, nous avons constaté que le pouvoir elycolytique du sang in vitro varie d’un moment à l’autre dans des proportions assez grandes. Ces variations. sont exagérées par l’absorption de glucose ou d’aliments, elles se produisent quelques très fortes et très brusques chez cer- tains sujets, même à jeun, sans qu'on puisse en saisir la cause... »
En 1932, E. Aubertin et Trinquier font remarquer que la glycémie chez le chien à jeun peut varier d’un moment à l’autre, surtout sous l’influence de la mise en train d’une expérience, notamment quand on dénude la veine.
Dans un cas de ce genre, ils obtiennent avant la dénudation 0,99, et après elle 1,11, 4,11, 1,14, 1,04.
M. Labbé rapporte que Karen-Marie Hausen a trouvé chez le même sujet, à jeun, des oscillations qui sont généralement faibles, mais qui peuvent aller de 0,75 à 1,20 et auxquelles elle n’attribue pas de cause. |
Voilà ce qu’au cours de nos lectures nous avons recueilli sur la question des oscillations spontanées. On peut voir que ces oscillations ont été vues plusieurs fois, et que Neumark et Karen-Marie Hausen leur donnent une valeur de 0,535 et 0,45 cg. |
IT. — Recherches personnelles.