‹ Contribution à l'Étude des Oscillations spontanées de la GlycémieChapitre 12 sur 24 · MÉTHODE DE DOSAGE * EMPLOYÉE AU COURS DE NOS RECHERCHES · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE DOSAGE * EMPLOYÉE AU COURS DE NOS RECHERCHES

On a pu constater que la majorité des auteurs qui avaient noté les oscillations de la glycémie avaient procédé par des dosages de trente en trente minutes ou d'heure en heure. Pour

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voir ces oscillations de plus près, nous avons estimé qu'il fallait, d'une part, faire des dosages à des intervalles de temps plus rapprochés et, d'autre part, poursuivre ces dosages pendant un laps de temps assez long.

Nous avons décidé de faire des prélèvements de sang tou-

tes les quinze minutes, pendant deux heures à deux heures et demie environ.

Nous avions à notre disposition deux ordres de méthodes : les méthodes de macrodosage, qui nécessitent au moins 1 cc. de sang, et les méthodes de microdosage, qui ne nous demandent que 0,1 cc. de sang.

Les méthodes de macrodosage présentaient pour nous un double inconvénient. En effet, nos sujets étaient des malades en traitement à l'hôpital; on concevra toute la difficulté que nous aurions eu à leur faire subir des séries de huit à dix ponctions veineuses en deux heures, même en nous entourant de toutes les précautions possibles. D'autre part, une saignée relativement importante est une cause d’hyperglycémie et aurait pu nous induire en erreur.

Les méthodes de microdosages nous apportaient Lee tage très grand de permettre les prélèvements de sang par piqûre du lobule de l'oreille. Cette manœuvre n’incommodait que très légèrement nos sujets, qui ont ainsi supporté nos séries de dosages sans douleur et sans plainte.

Il est possible que les chiffres trouvés lorsque le sang est récolté par piqûre du lobule soient différents de ceux obte- - nus lorsque l’on prend le sang par ponction veineuse; mais comme nous avons toujours suivi la même technique, nos

résultats restent comparables entre eux et gardent toute leur valeur.

Parmi les méthodes de microdosage, nous avons choisi la - méthode d’'Hagedorn et Jensen. Son principe consiste en une oxydation du glucose au moyen d’une solution de ferricyanure de potassium rendue alcaline par du carbonate de sodium et employée en excès. On titre ensuite cet excès en ajoutant l’iodure de potassium en milieu acétique et en dosant

l’iode mis en liberté au moyen d’une solution à N/200 de thiosulfate de sodium. |

Cette méthode, qui ne demande que 4/10 de cc, nous a permis dé prélever du sang de quart d'heure en quart d'heure et de faire des dosages en série. Son exactitude nous à paru . suffisante. En effet, nous avons recueilli du sang par ponction veineuse et, rapidement, nous avons effectué sur cé sang une série de dosages; les chiffres que nous avons trouvé variaient de 0,03 p. 1.000. Nous estimons que ces résultats sont une réponse suffisante aux critiques souvent contradictoires que l’on a adressé à cette méthode.

D'ailleurs, le lecteur trouvera tous les arguments nécessaires à la justification de cette méthode dans l’excellente thèse récente de Trinquier poursuivie sous la direction du Professeur agrégé Emile Aubertin (T. Bordeaux. 1932).

Il est+capital, pour obtenir des résultats comparables entre eux, de s'adresser toujours à un échantillon de sang de même provenance. £ |

Il est, en effet, du domaine des notions courantes que le taux de la glycémie n’est pas le même dans les différents vaisseaux. Cette notion a été établie par CI. Bernard et a été reprise et approfondie par bien des auteurs après lui. Elle nous semble indiscutable. |

Par piqûre du lobule de l'oreille, nous avons obtenu du sang capillaire constant; mais le sang capillaire est probablement en élat de déperdition de glucose; d'autre part, en prélevant. le sang par simple piqûre, certains auteurs, en particulier Sigwald, font remarquer que l’on mélange la lymphe et le sang, Ce qui est une cause d'erreur, Notre meilleur argument de défense sur ce point sera la conformité d'aspect présentée par tous les résultats que nous avons obtenus. Toutes les courbes que nous avons tracées après nos dosages présentaient le même aspect. Nous admettrons donc que le mélange de la lymphe et du sang capillaire se faisait pour chaque prise de sang dans les mêmes proportions. La critique de Sigwald peut enlever à nos résultats leur valeur absolue, elle

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ne leur enlève rien de leur valeur relative, et nos dosages restent toujours comparables entre eux.

Au cours de ce paragraphe, nous n'avons pas eu l’intention de faire le procès de la méthode de macrodosages, nous avons simplement présenté les inconvénients que leur usage présentait pour nous. Nous avons voulu indiquer le procédé que nous avons choisi et nous avons essayé de justifier ce choix.

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