‹ Contribution à l'Étude des Oscillations spontanées de la GlycémieChapitre 16 sur 24 · HORS · texte numérisé non relu

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les, de l’hypophyse. Cependant, nous n’oserions rien affirmer absolument en cette matière, et cette citation de P. Mauriac nous servira de conclusion : « En résumé, il est impossible d'affirmer de façon absolue l’antagonisme d'un groupe glandulaire hypoglycémiant (pancréas) et d’un groupe glandulaire hyperglycémiant (surrénales, thyroïdes, hypophyse, ovaire, testicules). Les données de la clinique sur ce point sont bien insuffisantes, et l’expérimentation bien compliquée; il est impossible, en effet, d'isoler absolument le fonctionnement d’une glande de celle de sa voisine, et on peut toujours se demander si l'effet obtenu expérimentalement n'est pas le résultat d’un mécanisme complexe; car le système endocrinien forme un ensemble coordonné : telle glande réagissant de façon différente suivant l’état physiologique de telle autre glande. L'équilibre humoral n’est que la résultante d’un accord admirable, dont nous sommes bien en peine de saisir tous les rouages.

» Ce que nous savons pourtant, c’est le rôle capital que

joue le système nerveux. »

GLYCO-RÉGULATION D'ORIGINE NERVEUSE.

A l’état normal, le système nerveux assure la régulation de la glycémie.

CI. Bernard, le premier, a pensé à l’action des centres nerveux dans la pathogénie du diabète. Il écrivait : « On peut donc considérer le diabète comme une maladie nerveuse due à un excès du nerf désassimilateur du foie ou à un affaiblissement ou à une suspension de l’action du grand sympathique du foie: Le traitement du diabète devrait donc s'adresser au système nerveux. »

La clinique a appris que les chagrins, les soucis, les émotions, les frayeurs, font apparaître ou aggravent le diabète.

Les ‘centres régulateurs de la glycémie sont mal localisés; on lés à placés au niveau du tuber, du globus pallidus, dans le thalamus; on a cru voir un centre hypoglycémique dans le noyau végétatif de la moelle allongée; le corps strié joue-

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rait un rôle important dans Ha glyco-régulation. J. La Barre a montré que la région thalamique réagit à l’hyperglycémie en provoquant une décharge d'insuline. |

Les expériences de Zunz et La Barre ont montré que les centres nerveux étaient sensibles aux variations de la glycémie. Ces centres réagissent par l'intermédiaire des pneumogastriques et du sympathique. S'il y a hyperglycémie, les centres nerveux spéciaux déclanchent une décharge insulinique par l'intermédiaire de la X° paire; s’il y a hypoglycémie, les centres nerveux spéciaux, par l'intermédiaire de la X° paire et du sympathique, déclenchent d’une part, une hypersécrétion d’adrénaline et peut-être de produits thyroïdiens, hypophysaires, etc., et, d'autre part, une diminution de la sécrétion insulinique.

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