À | CONCLUSIONS
I. — Nous avons fait une distinction entre les variations et les oscillations de la glycémie.
Les variations sont les grosses différences de valéur de la glycémie survenant pour des causes physiologiques ou pathologiques. |
Les oscillations sont de légères fluctuations de la valeur de la glycémie, à caractère nettement alternatif, survenant pour des causes que nous n'avons pu déceler.
II. — Les oscillations que nous avons trouvées étaient en moyenne chez le sujet normal à jeun d’une valeur de 0,10 à 0,20 pour 1.000. Jamais nous n'avons trouvé les valeurs de 0,55 et 0,45 signalées par Neumark et Kasen Marie Hausen.
IT. — Les oscillations surviennent aussi bien lorsque la glycémie subit de grandes variations d’ordre physiologique ou pathologique que lorsque, en dehors de toute cause pouvant modifier sa valeur, elle ne monte ni ne baisse.
IV. — Dans l’étude de la glycémie, il faudra tenir compte des oscillations spontanées de la glycémie. Un seul dosage de la glycémie ne peut en donner qu'une valeur approchée.
V. — Dans l'appréciation de l’action d’un médicament sur la glycémie, il ne faudra tenir compte que des variations portant sur un pourcentage de 15 p. 100 par rapport au taux glycémique initial. Nous avons vu, en effet, que la valeur des oscillations spontanées est en moyenne de 10 à 15 p. 100.
PA: Me
VI. — Le sujet diabétique à jeun présente des oscillations de la glycémie aussi nettes que celles du sujet normal quant à leur valeur absolue, moins marquées quant à leur valeur
relative au taux initial de la glycémie.
VII. — Le sujet diabétique, après le repas et l'injection cor-
respondante d'insuline, ne présente que des oscillations très
atténuées:
VII. — Chez le sujet normal à jeun et après le repas, nous avons essayé d'expliquer ces oscillations par un antagonisme perpétuel de deux systèmes probables régulateurs de la glycémie, l’un et l’autre devenant tour à tour prépondérant.
IX. — Chez le sujet diabétique à jeun, en fait, le mécanisme des oscillations paraît être le même que chez le sujet non diabétique. |
X. — Chez le sujet diabétique après le repas et l'injection d'insuline, tout se passe comme si l'insuline, exerçant de façon continue son action hypoglycémiante, bloquait Le système hyperglycémiant.