‹ Contribution à l'Étude des Oscillations spontanées de la GlycémieChapitre 8 sur 24 · MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

MUSCULAIRE

Depuis l’ascension du Faulhorn par Fick et Vislicenus, on sait que ce sont surtout les hydrates de carbone qui fournissent aux muscles l’énergie nécessaire à sa contraction. D'autre part, depuis Chauveau et Kaufman, on sait que, dans . le sang veineux du muscle contracté, on trouve moins de glucose et plus de C0? que dans le même sang provenant du muscle au repos.

Mais Nitzecu et [notesti ont contredit les expériences de Chauveau et Kaufman. Mauriac et Aubertin ont constaté que très souvent chez le chien normal on trouve plus de sucre dans la veine que dans l’artère. Ils sont d’avis à ce sujet que le muscle réservoir de glycogène peut aussi bien « déverser du sucre dans la circulation, que lui en prendre pour l’emmagasiner ou le brûler »:

Chelle et Mauriac, Slosse, Kraske, K. Kondo, ont montré que les tissus dédoublent la molécule de glucose en deux molécules d’acide lactique. Cette réaction est probablement réversible. L’acide lactique n’est d’ailleurs pas le seul produit de désintégration du glucose. Il se forme aussi des acides acétique, formique, oxalique, glycosurique, pyruvique, etc.

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Les produits définitifs de la destruction du glucose sont, à l’état normal, de l’eau et de l’acide carbonique.

Baudouin, en 1908,.fit des dosages de glycémie chez le chien au repos-et pendant l'effort musculaire. Il fait une série de cinq dosages, de trente en trente minutes, sur du sang prélevé dans l'artère fémorale d’une chienne de 26 kg. 300, immobile, jeune, vigoureuse, saine, docile, anesthésiée localement à la cocaïne. Il obtint : 4 g. 14, 1 g. 05, ARR AN L'e 0Ee O

Il fait ensuite la même série de dosage chez un chien qui s’agite et se débat. Il obtint 1,36, 1,47, 1,60, 1,51. On peut comparer ces résultats et voir que dans le deuxième cas, la glycémie s’est élevée au cours de l’expérience, tandis que, dans le premier, elle a oscillé sans s’élever.

Ces résultats peuvent paraître paradoxaux après ce que nous avons écrit au début de ce paragraphe sur l’utilisation des hydrates de carbone par le muscle, mais on remarquera que ces dosages sont faits sur du sang artériel et pendant l'effort, Ce sang n’était pas passé dans le muscle et n’était pas déchargé de son glucose; pendant l’effort, le besoin du muscle en sucre augmente, et la circulation du sucre va augmenter d'autant : en outre, il s’agit ici d’un effort minime. Ph. Barral et Badinaud pensent qu’un effort minime ne modifie pas la glycémie. |

Lorsque l'effort musculaire se prolonge, les réserves non carbonées s’épuisent, la glycémie baisse, et les signes d’épuisement sont en partie tout au moins des manifestations glycopéniques.

En 1908, Weyland constata la baisse du sucre sanguin après un travail musculaire prolongé; en 1924, les auteurs américains Lévine, Gordon et Derick, Matton, Scriver et Whiting, firent des dosages de la glycémie chez les coureurs de Marathon; le gagnant de la course avait une glycémie normale, ceux qui durent abandonner la course parce qu'ils étaient épuisés avaient des glycémies de 0,65 à 0,45.

Bürger et Kramer ont aussi noté l’abaissement de la glycémie au cours de l'effort prolongé.

Sigwald rapporte qu'il faut assimiler à cette hypoglycémie par effort, l'épuisement provoqué par un accouchement prolongé.

De l’ensemble de ces faits, il ressort que la glycémie baisse après un effort prolongé. ae

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