TRAITEMENT
Celui-ci ne peut être que ‘chirurgical. Dans un cas, et sur la demande du propriétaire, nous avons fait une friction vésicante sur la tumeur. Le résultat a été nul, comme il était facile de le prévoir.
L'intervention chirurgicale que comportent ces ossifications est des plus simples quand elles ne pénètrent pas de façon imprévue dans les tissus sous-jacents, comme dans le cas observé par Cadiot.
En règle générale, le sujet, à jeun, doit être assujetti, soit sur un lit de paille, soit dans un travail-bascule. Eomme pour toute intervention, la peau doit être
rasée et aseptisée.
L’incision à pratiquer est de forme et de direction
variables suivant l’étendue et le contour de la plaque osseuse elle-même, Almy, puis Barrier firent une in-
cision verticale suivant le grand axe de la tumeur. Mar-
tin et Cochart ont sectionné la peau d’après un Y.
Nous avons adopté la même méthode pensant qu’elle facilite la dissection du tégument, puis l’ablation de la
lésion.
Ce
AU ee Tee
La séparation de la peau de la plaque osseuse ne présente aucune difficulté. Le lambeau cutané étant saisi avec une pinee à dents-de-souris et attiré au dehors, on sépare au bistouri le tissu conjonctif hypodermique sur toute la surface de la zone ossifiée. Ensuite cette dernière est délimitée à son pourtour, puis séparée des masses musculaires sous-jacentes, soit au bistour1, soit à l’aide de ciseaux.
L'opération est terminée par une suture à la soie de facon à rapprocher les lèvres de la plaie de facon aussi
parfaite que possible. Dans le cas où la lésion s’étend
en profondeur ou contracte des adhérences avec les
Lissus profonds, autrement dit lorsque son extirpation entraîne des délabrements assez considérables, il peut être indiqué de laisser un drain dans la plaie (Cadiot).
Les suites de l'intervention sont généralement très
simples, quoique à dire vrai, la réunion par première
intention ne soit pas toujours obtenue. Signalons seulement que Martin ,et Cochart ont observé chez leur opéré des accidents hémorragiques qui paraissent de
nature hémophilique.
ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE
L'origine de ces productions osseuses a retenu assez peu l'attention des cliniciens qui ont eu l’occasion de les observer.
Laquerrière a noté que son sujet «avait reçu quelques années auparavant, une balle dans la partie supérieure de la fesse; cette balle avait dû descendre par son propre poids, mais en produisant sur sa route des phénomènes. inflammatoires ayant déterminé consécutivement de la calcification d’une portion de l’aponévrose ».
Pour le cheval observé par Cadiot «on n’a point relevé de traumatisme ni de forte contusion de la fesse. L'âge (cinq ans) ne créait pas de prédisposition, et en aucune autre région on ne constatait d’ossification anormale ».
Almy, Martin, et Cochart, Barrier, ne nous donnent aucune indication sur ce sujet, au cours de leurs observations.
D’après le professeur G. Petit, la pathogénie de ces ossifications est très douteuse. Il est probable, mais
encore ne possède-t-on à cet égard aucune certitude,