OBSERVATION II
(Willems et de Cœtecker, Bulletin et Mémoires de la Société de Chirurgie, 1918. n° 42, f. 3, p. 2786)
De CL. fut atteint, le 17 octobre 1918, par une balle de fusil au genou droit. Le projectile détermina une fracture par éclatement de l'épiphyse fémorale avec large ouverture de l’articulation. Le blessé fut transporté dans une formation de campagne où on lui fit le nettoyage du foyer osseux et articulaire suivi de fermeture totale. Une arthrite purulente se déclara, qui nécessita la réouverture large de l'articulation.
Quelque temps après sa guérison, c’est-à-dire plus d’un an après sa blessure, nous constatàämes l’immobilité absolue de la hanche du côté de l’ankylose du genou.
A la palpation: masse dure, de consistance osseuse, s’étendant de l’épine iliaque antéro-inférieure au fémur, en dedans et un peu au-dessous du grand trochanter. L’'articulation coxo-fémorale était absolument immobilisée par ce pont osseux jeté sur elle et réunissant l’os iliaque au fémur.
La radiographie confirma l’ossification du ligament de Bertin.
On procède à son ablation. On enlève la tumeur par morcellement. Aucune adhérence avec le col, et dès que la pièce osseuse est enlevée, l'articulation se laisse facilement mobiliser.
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