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2° Nature de l'infection
Les auteurs qui se Sont occupés de la question ont invoqué différentes causes. Le rhumatisme a été incrimine par Archambault ; mais il semble que l’on ne puisse se contenter de ce terne pour caractériser la nature d’une ostéite, La syphilis aurait pu être retrouvée à l’origine de l’apophysite du tibia. Un cas cité par M. Pollosson et où l’affection céda au traitement mixte semble bien le prou- Vers
Au cours des différentes maladies infectieuses on à noté l’apophysite tibiale d'emblée. La rougeole est assez fréquemnent incriminée et, avec la fièvre typhoïde et la scarlatine, serait l’origine de formes suppurées (observation de Zesas d'ostéite tibiale suppurée post-scarlatineuse). *emarquons en passant que ces ostéites infectieuses postfébriles à localisation variable ont été signalées par Ollier, dés 1860. Gangolphe en signale la fréquence.
On a noté comme agent microbien le staphylocoque. Aboulker trouve du staphylocoque blanc de virulence atténuée. Le pneumocoque, le streptocoque et le bacille d'Eberth auraient été constatés.
Quelle part faut-il faire à la tuberculose ? Cela est difficile à dire, mais aucun. des cas observés ne permet d y rattacher rettement l'affection qui nous occupe. L’amélioration rapide de l’état de la malade, l'intégrité articulaire nous permettent de la rejeter dans l'observation que nous rapportons, dans laquelle pourtant on note l’étendue des lésions épiphysaires. D'ailleurs dans aucune des observations que nous résumons, on ne signale l’extension d’un
processus tubereuleux ni aueune autre localisation tuberculeuse. La tuberculose ne parait done pas être ordinairement en cause. Il est vrai que les examens histologiques et bactériologiques manquent trop souvent, mais ils ont été dans tous les cas négatifs au point de vue de la tuberculose. La fréquence des formes bénignes, l'intégrité habituelle de l'articulation du genou, l'aspect des lésions ne sont pas non plus en faveur de la tuberculose.
3° Causes favorisantes
Certaines causes favorisent la localisation de l'ostéite à ce niveau. Ce sont d'abord des causes traumatiques choc, chute sur le genou.
Remarquons, en passant, que cette région proëémimnente est exposée par sa situation à des traumatismes dont le rôle n'est pas douteux et que nous retrouvons dans plusieurs observations (Gosselin, Lannelongue). Le point de départ peut être dans une fracture partielle parfois restée méconnue dans laquelle la contraction du quadriceps ‘a Joué un rôle. A-t-on affaire à une ostéite consécutive à une contusion osseuse Simple où à une fracture apophysaire. vraie ? Il peut être malaisé de décider. A côté de ces lraumatismes violents il faut faire une place aux traumatismes légers mais répétés, et plusieurs auteurs ont observé des cas d'ostéite chez les adolescents qui s'agenouillent fréquemment. Le travail exagéré du membre inférieur peut aussi être incriminé. Lannelongue fait jouer un rôle aux tractions répétées du quadriceps sur la tubé-
rosité antérieure du tibia. Une observation démonstrative
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en est publiée dans la thèse de Jegun. Curtillet note un cas analogue succédant à de fréquents exercices de gymnastique. L'influence de l’âge résulte de la fréquence des traumatismes et surtout de l’intensité des phénomènes d'ossification prédominant entre douze ét quatorze ans. Il s’agit bien ici d’une ostéite de croissance. Le sujet le plus âgé a vingt ans et encore l’affection remonte-t-elle à deux ans auparavant.
En résumé, les ostéites apophysaires tibiales appartiennent à la classe des ostéites de croissance et des ostéites post-fébriles. Liées avant tout au développement du squelette, elles sont quelquefois favorisées par un traumatisme ou peuvent succéder à une malàdie infectieuse. Elles sont le plus souvent la localisation primitive et unique d’une infection. Rappelons qu'il existe au moins une observation où la svphilis parait être en cause.