‹ Contribution à l'étude des Ostéomes de l'OrbiteChapitre 11 sur 31 · LES · texte numérisé non relu

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femme qui ayant reçu un coup de corne dans la partie interne de l'orbite gauche vit apparaître un mois après une tumeur dure et indolente, qui augmenta de volume et fut extraite au bout d’un an. C'était un ostéome éburné pesant 38 grammes.

On peut tenter d'expliquer ces ostéomes traumatiques de l’orbite en les rapprochant des ostéomes qui se produisent au niveau du coude et du genou à la suite d’une fracture ou même d’un simple traumatisme.

Ferrarini, en 1922, a rapporté l'observation de 9 ostéomes consécutifs à des fractures ou à des contusions. La même année Ockinzick et Gay Bonnet ont présenté à la Société de chirurgie deux cas d'ostéomes consécutifs à une chute.

Par quel obscur mécanisme se produisent ces néoformations osseuses ? Le champ des hypothèses est vaste el l'interprélation de ces phénomènes pleine d’incertitude.

Ferrarini croit à une réaction du tissu conjonctif et Gay-Bonnel admet « que le traumatisme a provoqué la formation d’un hématome qui s’est peu à peu transformé en ostéome »... « grâce à une parcelle osseuse qui a servi d’appel à l'ossilicalion en milieu sanguin aseplique ».

Cette thèse légèrement modifiée et transplantée dans le domaine orbitaire constitue une pathogénie possible des ostéomes traumatiques.

Le périoste adhère à l'os par des vaisseaux, des fibres élastiques et des fibres de Sharpey. Or l’adhérence du périoste aux os de la cavité orbitaire est faible, On peut

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