ÉVOLUTION. COMPLICATIONS
L'évolution des ostéomes de l'orbite est lente. — Développés dans le jeune âge ils peuvent longtemps échapper à l'observation, et cette absence de signes révélateurs, rendant difficile la détermination de l'époque initiale, entache d’imprécision les statistiques.
Toutefois, le Pr Lagrange commentant 37 cas où l'on put fixer approximativement le début de la tumeur
note qu'au moment de l'examen :
75 , remontaient de 1 à 5 ans 49:% —— 5 à 10 ans 5 % —— 10 à 20 ans
Les ostéomes éburnés ont une évolution plus lente que les spongieux.
Un caractère essentiel de tous ces ostéomes est qu'ils ne regressent jamais. Au contraire, si une intervention chirurgicale ne vient pas interrompre leur croissance, leur développement finit par causer des dégâts irréparables tant du côté de l'œil que du côté du cerveau.
En effet, en grossissant, la tumeur use les lames osseuses voisines et produit ainsi des perforations, soit dans la fosse zigomatique, soit dans la fosse
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temporale, ou soif dans la cavité cranienne. Mais la majeure partie des cervea ux ont preuve de tolérance devant cette intrusion, témoin les observations de Mitwalski, Tweedy, Panas, où pas le moindre phénomène cérébral n'avait fait prévoir la proéminence osseuse intracranienne:
Parmi les autres complications qui viennent assombrir le pronostic des ostéomes de l'orbite, citons les complications oculaires. |
L'œil repoussé en avant devient saillant à un point tel que les paupières ne peuvent plus le recouvrir.Cette logophtalmie qui s'accompagne de rareté du clignement entraine de la kératile pouvant aboutir à une perforation de la cornée et se compliquer d’un phlegmon de l'œil. Mais il ne faut pas toujours chercher de ce côté la cause des phénomènes inflammatoires. L'ostéome en comprimant le canal nasal amène son obstruction. Les larmes emplissent le sac lacrymal qui he peutse vider, et n'ayant plus d'autre issue débordent par-dessus les paupières. Ce contena stagnant du sac lacrymal ne
tarde pas à se peupler de germes. Si à la faveur d’une
érosion, d’une lésion de l’épithélium du sac, les microorganismes pénètrent dans la profondeur ils détermineront un flegmon du tissu péribulbaire. Une fistule peut faire suite à ce flegmon permettant mème parfois l’élimination de la tumeur (Lediar, Imre, Bell).
L'ethmoïdite qui accompagne fréquemment l’ostéome est susceptible de produire des phénomènes analogues. IL est d’ailleurs à remarquer que ces complications de cellulite orbitaire sont souvent la première manifestation
clinique de l’ostéome. C'est qu'en général la tumeur
4 reste longtemps silencieuse et ce n'est que lorsqu'elle a
‘4 pris un volume considérable ou bien à propos d’une : À complication aiguë qu’on est appelé à en faire le dia- Fr ee | guostic. ‘TS
‘à C'est d'ailleurs ce qui s'est produit dans la première
r'DPÉES — observation inédite que nous présentoës. La tumeur, :
3% étant es son développement, existait certainement PR “
7 depuis longtemps, mais n'avait jamais donné lieu à PEN k L aucun symptôme avant les différentes poussées d’ethmoï- CIÈMESE
dite qui déterminèrent l'apparition brusque de l’exoph- 2-08
D talmie, puis les poussées congestives du tissu orbi- me À 4 taire et des paupières et enfin les phénomène aigus RE.
qui forcèrent la malade à consulter et M. le P* Sourdille. à opérer pour ainsi dire d'urgence devant ce pseudo- + UE de l'orbite, | | En
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