‹ Contribution à l'étude des Ostéomes de l'OrbiteChapitre 9 sur 31 · EL · texte numérisé non relu

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daires beaucoup plus fréquents. 80 °/, d'après Cirincione qui viennent des sinus avoisinants et des cellules ethmoïdales. |

La fusion entre l’os Sain et la tumeur est intime, et les travées osseuses se continuent sans ligne de démarcation (Adenot). C'est là une contradiction formelle aux théories de Dolbeau pour qui tous les ostéomes étant d'origine périostée n’ont avec l'orbite que des rapports de contiguité et sont d’extirpation facile « pourvu qu’on puileur ouvrir une voie suffisante. »

Il est absolument certain que beaucoup d'ostéomes ont mieux que des relations de voisinage avec les parois de l'orbite et il suffit de lire le récit des laborieuses interventions de Maisonneuve (1853), de Mackenzie (1856), de Tweedy (1882), d'Adamük (1890), pour se rendre compte de l’adhérence intime de la tumeur au

- squelette et se convaincre que l'existence du pédicule

n’est pas un mythe.

Mais tout en reconnaissant leur rarelé on ne saurait nier ces ostéomes libres, dont Richet a dit « qu'ils étaient dans l'orbite, comme un calcul dans la vessie ». Les observations de Dolbeau, de Montaz, de Léonte, les

cas d'élimination spontanées rapportés par Brassant,

Bell, Imre, Lediar, en font foi.

Si l'on en excepte les cas très rares d'ostéomes libres dans une cavité kystique (Arnold et Pavis), les ostéomes morts ne sont que d'anciens ostéomes adhérents dont la rupture du pédicule a permis la libération.

Quand la base d'implantation est très fragile, cette rupture peut parfois être produite inconsciemment par

J. Legrand 2

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J'opérateur dans ses tentatives d'extirpation. Mais le plus souvent, c’est le fait d'un processus de nécrose attribué par Dubar à une infection d'origine ethmoïdale, ou « à l'accroissement de là tumeur qui, ense développant, comprime jusqu’à le faire disparaître, le pédicule qui assura son développement ».

Mais, en étudiant les observations d'ostéomes non | adhérents, nous avons remarqué qu'on les- observait presque loujours chez des malades ayant dépassé 40 ans [50 ans (Brassant), 50 ans (Hutchinson), 51 ans / (Weinlechner), 44 ans (Dolbeau), 53 ans (Tillemans), 52 ans (Montaz)]. Or il suffit d'examiner les statis tiques pour constater qu'au contraire l’ostéome est généralement un néoplasme des jeunes. Montaz pensait qu'il s'agissait d'une éclosion tardive dela tumeur, mais du fait de l’âge mür des malades, il nous semble plus vraisemblable d'assimiler cette nécrose du pédi- cule à un processus d’ ostéoporose sénile précoce sur un ostéome à évolution lente.

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