‹ Contribution à l'étude des ostéomes du plancher buccal et des muscles masticateursChapitre 12 sur 19 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

L'erreur habituelle est de les méconnaitre.

Le diagnostic positif se basera cliniquement :

Pour les ostéomes du plancher sur l'existence, à ce niveau, daiguilles indurées s’insérant sur la région symphysaire de la mandibule. Les symptômes fonctionnels manquent le plus souvent.

Pour les ostéomes des muscles masticateurs.

Il y aura d’une part :

Constriction des mâchoires variable, mais le plus souvent progressive et évoluant de façon silencieuse.

D'autre part :

Tuméfaction indurée faisant corps avec le muscle lésé et s’immobilisant au cours de la contraction musculaire.

On complétera :

Par un examen radiographique qui montrera les ostéomes du plancher sous forme d’aiguilles pédiculées.

Les ostéomes des muscles masticateurs sous forme de taches claires, arrondies, siégeant en pleine masse musculaire et sans aucune connexion avec le squelette, le plus souvent.

Enfin on verra presque toujours, comme la signalé Leriche, une plage de décalcification du squelette au voisinage de l’ostéome.

Par un examen du métabolisme de la caleification.

Diagnostic différentiel.

Nous n'avons qu'une tuméfaction sans autres signes. La tuméfaction est intra-musculaire.

On éliminera :

Le sarcome musculaire ;

La gomme syphilitique qui fait rapidement place à une ulcération bien caractéristique ;

La hernie musculaire qui n'apparaît que durant la contraction ;

La tuméfaction est plaquée contre l'os.

On éliminera surtout :

l’'Ostéosarcome qui s’en distingue par des douleurs intenses, l'augmentation de la température locale, la circulation collatérale et son évolution rapide.

Le kyste paradentaire qui s’en différencie par sa crépitation parcheminée et par le résultat d’une ponction (pratiquée à son niveau) qui ramène du pus ou un liquide citrin selon que le kyste est suppuré ou non.

La tuméfaction s'accompagne d'une constriction des mûchoires.

On éliminera :

La syphilis des muscles masticateurs.

A laquelle on pensera en présence d’un trismus prolongé évoluant sans signe objectif, avec lésions chroniques des muscles masticateurs (nodule ou masse ligneuse diffuse).

On se basera sur les antécédents, la recherche des autres symptômes spécifiques et les réactions sérologiques.

Il ne s’agit pas d’un trismus sans signes locaux comme dans le tétanos.

Il ne s’agit pas d’un trismus en relation avec des infec-

tions locales aiguës, ce qui nous permet d'éliminer toutes les complications péridentaires.

Certaines arthrites temporo-maæillaires pourront être d’un

diagnostic plus délicat.

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