TRAITEMENT
Traitement préventif.
En cas de contusion musculaire.
Eviter le massage de la région traumatisée.
S'il y à un hématome, milieu ossifiable par excellence, donner issue au sang et aux Caillots qui le constituent par ponction ou par incision (Cagliari).
Faire de l’immobilisation, qui mettra les muscles lésés au repos, alors que le mouvement, les tractions, les tiraillements entretiennent le musele et l’os voisin dans un état d’hypérémie et tendent à créer de nouveaux foyers hémorragiques qui pourront se calcifier secondairement.
Done en cas de traumatisme musculaire, temporal ou massétérin, on peut prescrire une alimentation liquide et le port d’une fronde pour éviter toute fatigue musculaire.
On pourra faire localement :
Des applications d'air chaud.
De la radiothérapie préventive (d’après Bergonié les rayons X agissant d'autant mieux que les tissus sont plus jeunes et en pleine évolution).
Traitement curatif.
La Radiothérapie.
Elle a donné de bons résultats à d’Allaines, Mondor, Mucklow, Heïdrich, Néri.
On peut lPutiliser
Soit pour préparer la voie à la chirurgie en provoquant la maturité plus rapide de lostéome.
Soit comme unique traitement, mais si l’on obtient la sédation de tous les symptômes fonctionnels, on n’assiste jamais à la disparition complète de l’ostéome, tout au plus à une diminution de volume appréciable.
On utilise généralement une dose de 5 H par champ et l’on pratique des séances d'irradiation durant cinq à six mois, à raison d’une séance par quinzaine durant les deux premiers mois, puis d’une séance par mois, les mois sui-
vants.
La Chirurgie.
C’est la méthode de choix.
On pratiquera l’exérèse complète et pour éviter toute récidive
On aura bien soin de laisser le champ opératoire entièrement exsangue à l’aide d’une hémostase soignée,
On n’interviendra que lorsque l’ostéome sera parvenu à maturité complète.
L’ostéome est dit jeune, pendant toute la période où son ombre radiographique est inférieure à son volume clinique.
Il est à maturité, lorsque les signes physiques et radiologiques montrent une tumeur d'égal volume et à contoursnets,.
Autant que possible, on interviendra par les voies naturelles, comme Pont bien montré MM. Lemaitre et Apard.
Cette voie ne laissant pas de cicatrice cutanée visible
et rendant Patteinte du nerf facial presque impossible,
Traitement de la constriction des mâchoires.
S'il y à lieu, au cours de l'intervention chirurgicale, on pourra pratiquer la résection de la branche montante, ou la résection condylienne, cette dernière sera extra-périostée et large pour éviter la récidive (Ollier) et suivie ou non d’interposition musculaire.
On complétera par une mobilisation post-opératoire progressive et surveillée, réalisée par le port (durant deux ou trois mois) d’un appareil de Darcissac, dont le principe est basé sur une traction élastique convenablement dosée sur la mandibule.
En cas d’ostéome volumineux, on peut être amené à faire la résection du coroné. S'il y à concomitance d’une myosite rétractile, on pourra pratiquer la désinsertion des muscles sclérosés (surtout masséter et temporal), suivant le mode opératoire décrit par Le Dentu.