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vint fuser au-dessous de la clavicule, dans l’espace intercostal correspondant.
Fait remarquable que nous trouvons dans au moins deux de nos observations, la tuméfaction devient visible très rapidement, du jour au lendemain.
Dans le cas de M. Marfan, il apparaît « une tuméfaction énorme qui n'existait pas la veille », le cas est le même pour notre observation If, C’est une preuve de la tension exagérée de cette suppuration, qui bridée jusque. là par des muscles et des aponévroses, fait céder tous ces obstacles et arrive sous la peau, souple et extensible.
Par ailleurs, la plèvre enflammée s’épaissit, et forme de son côté une barrière rarement franchissable. Il en résulte que l’abcès en bouton de chemise s’évacue à l’extérieur, comme dans les cas d’ostéomyélite de la première portion de la cûte. Ici, pourtant, la fistule menace de durer, et la suppuration de ne pas tarir, parce ‘que la poche est plus profonde, et son contenu difficile à évacuer. {
L’ostéomyélite costale consécutive à la fièvre typhoïde a des caractères spéciaux. Comme nous lavons dit, les suppurations post-typhoïdiques peuvent êtres dues soit au staphylocoque, soit au bacille d’Eberth.
Nous décrirons seulement et d’une façon rapide l’ostéomyélite à bacille d'Eberth.D’après Chantemesse et Widal, elle débute soit dans la période aiguë de la fièvre typhoïde, soit surtout pendant la convalescence, dans la fièvre prolongée ou à rechute.
Le début de cette complication peut être remarquable
par ses caractères d’acuité; le plus souvent la suppura-
er he
tion s'établit silencieuse, sournoise, et c’est seulement dans une période plus ou moins éloignée que le qonflement, puis l’abcès deviennent manifestes.
M. Hutinel décrit trois formes d’ostéomyélite typhoïdique.
« Les périostites peuvent être circonscrites et ne produisent aucun symptôme sérieux, elles sont fort simples et durent peu. La résolution se fait complètement : elles ne laissent aucune trace, ni qêne des mouvements, ni douleur spontanée, On doit croire que dans ce cas le périoste seul a été enflammé.
2° Dans une deuxième forme les phénomènes inflammatoires sont plus accusés : il y a de la fièvre, la douleur est assez vive, les mouvements sont impossibles, La peau soulevée se congestionne et rougit, et l’on reconnaît bientôt qu'il existe une suppuration généralement assez limitée, La portion du squelette, qui est le siège de l’inflammation, s’est tuméfiée d’une façon notable. Si l’on donne . issue au pus, la réparation peut se faire assez vite.
Parfois, cependant, il se fait une nécrose superficielle de l’os, conséquemment un séquestre qui ne pourra être éliminé que par une longue suppuration procédant par poussées successives.
3° Dans une dernière forme, le début est lent comme dans la périostite légère. Peu à peu l'os se déforme : il se déforme et se tuméfie en un point; puis au lieu de tendre à la résolution, l’ostéo-périostite persiste sous l'apparence de véritables périostoses. Parfois le début subaigÿ fait défaut; c’est d'emblée, sans douleur, sans gêne fonction-
nelle et avec les caractères qu’elle gardera toujours que
la périostite se produit. Il n’est pas rare alors de voir plusieurs os blessés ».
L’ostéomyélite typhoïdique survenant au cours de la fièvre typhoïde peut retarder la guérison et prolonger la convalescence. Quand elle survient dans le cours de celleci, elle est moins grave, et enrayée complètement par le traitement chirurgical.
L'ostéomyélite costale est assez fréquente: elle peut aussi siéger sur les cartilages costaux mais on ne l’a pas encore vu atteindre l’extrémité postérieure de la côte.
Tout rare qu'elles se produisent, les complications de lostéomyélite costale aiquë doivent être étudiées dans leurs différentes formes.
Dans notre observation IT, nous voyons le malade succomber à une infection généralisée, succédant à une suppuration qu'un traitement insuffisant n’avait pu évacuëér, Chez le même malade, nous avons trouvé à l’autopsie dans la plèvre opposée une centaine de grammes d’un liquide louche. Du côté correspondant à l’affection costale, le poumon était à sa mi-hauteur, très congestionné. Schmidt, au dire de Régnier, a rapporté autrefois un cas de ce genre à l’Académie de Dublin. La mort survint trois mois après l’incision de l’abcès ; la poche purulente, avait un aspect gangréneux ; la plèvre était saine, mais une côte qu'on n'avait pas réséquée était nécrosée sur une étendue notable.
Barillet a signalé aussi, parmi les complications de l’ostéomyélite aiguë costale la possibilité d’une pneumonie, d’une pleurésie purulente, d’une endocardite simple
ou ulcéreuse.