OBSERVATION XI
Ostéomyélite de la septième côte (D: Berthomier. Congrès français de Chirurgie, 1891).
Appelé par le D: B... en consultation près d'un malade atteint d’ostéomyélite aiguë depuis huit jours, nous trouvons : 1° au niveau de l'articulation chondro-costale de la cinquième côte
droite, une tuméfaction arrondie, bien limitée, fluctuante offrant
à peu près le volume d’une petile mandarine. A la pression, on constate facilement que l’extrémité de la côte est mobile sur le cartilage. L'auscultation pratiquée à ce niveau ne donne rien d’anormal, pas de souffle, pas d'égophonie;
% En arrière, le long du bord spinal de l’omoplate, dans une zône de 10 centimètres environ, on trouve «le la matité, du souffle, de l’'égophonie ; il n’existe ex‘érieurement aucune trace d'inflammation;
30 Vers la partie moyenne de la côte, dans la ligne axillaire, nous ne trouvons pas la moindre trace d’inflammation. Pas de matité, pas de souffle, pas d'égophonie.
Nous pensons à un épanchement pleural circonscrit déve-. loppé au voisinage d’un foyer ostéomyélitique. C'était une erreur.
Au moyén d’un trocart Potain, nous pratiquons une ponction exploratrice au niveau du foyer antérieur correspondant à l’articulation chondro-costale : aspiration d’une petite quantité de pus, lavage de la poche avec une solution de sublimé, nouvelle aspiration.
Immédiatement après, l’auscultation en arrière nous apprend, à notre grande surprise, qu'il n’existe plus ni souffle, ni égophonie, la percussion annonce la disparition simultanée de la malité.
Nous concluons donc :
a. — Qu'il n’y avait rien dans la plèvre.
b. — Qu'un foyer ostéomyélitique contenant peu de pus, nous avait présenté les symptômes d'un épanchement pleurétique circonscril.
c. — Que le foyer ostéomyélitique postérieur communiquait
avec le foyer antérieur ou chondro-costal.
Er A
Mt Ce.
Land
—— JD — Quinze jours après, le malade absolument apyrétique ne presentait aucune trace de son affection qu'un empâtement assez
accusé dans toute l'étendue de la côle accessible à l'investiga-
Lion.