‹ Contribution À L'Étude Des Ostéosarcomes Du Maxillaire InférieurChapitre 10 sur 18 · NE · texte numérisé non relu

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tuses, n’apparaissant que par la fatigue ; tantôt lancinantes, non calmées par le repos, pouvant mème s’exagérer la nuit. En somme, c’est là un symptôme fort variable ; le début par la douleur semble le propre des sarcomes centraux, bien que les tumeurs à myéioplaxes puissentarriver à un certain volume cn restant indolentes.

Nous nous rappeilerons toujours cette dame de 45 ans, qui était allé se faire arracher une dent cariée qu’elle soupçonnait être la cause de douleurs atroces et persistantes, depuis deux mois.Chose fort curieüse, après l’extraction de la dent, les douleurs se trouvèrent calmées pendant cinq mois, et la tuméfaction, que l’on avait prise pour un abcès dentaire, rétrocéda pendant le mème laps de temps, pour suivre, après une marche assez rapide.

Non seulement la douleur peut faire longtemps défaut, mais l’on a, parfois, observé l’anesthésie du menton.

VoLuME. — Très souvent, surtout dans les sarcomes pérlostiques, la tumeur est le premier signe. Globuleuse, en fuseau,unie ou bosselée à gros lobes, elle peut devenir énorme, produire une difformité considérable, et gèner tellement les fonctions de la bouche qu'elle peut ètre une cause mécanique de dénutrition. Les exemples n’en sont pas rares : soit que les patients ne veuillent pas se faire opérer, soit que la tumeur soit inopérable, elle peut acquérir un tel degré de développement que les sujets, qui en sont porteurs, succombent plutôt du fait de cette

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