‹ Contribution à l'étude des ostéoses métalliques: Cadmium, Plomb, BismuthChapitre 14 sur 37 · LE PLOMB · texte numérisé non relu

LE PLOMB

Les premières observations publiées signalant l’apparition de lésions osseuses chez des sujets intoxiqués par le plomb sont celles des auteurs américains Park, Jackson et Kasp1, d’une part ; Vocr, d'autre part. Puis différents auteurs se sont occupés de cette question et l’on peut citer les noms de Sranzey RopGers, PEGK,

JuPE, AskANAZY, RUTISHAUSER, GAFFEY, etc.

19 ETIOLOGIE,

Au point de vue étiologique une notion semble primer les autres : la plus grande fréquence des lésions osseuses d’origine saturnine chez l'enfant que chez l’adulte.

Pour Sranzey Ropcers, Pecxe et Jupe, le saturnisme serait plus souvent observé chez le sujet jeune que chez l'adulte (en dehors des cas professionnels)

pour trois raisons :

— la fréquence avec laquelle le jeune enfant porte à la bouche tout ce qu’il peut y porter : d’où particulière fréquence de l’intoxication entre 1 et 3 ans ;

LU ee

— l'enfant est très sujet à l’acidose ce qui peut précipiter une intoxication jusque-là latente. Et ici intervient une notion de pathogénie que nous aurons à reprendre ultérieurement ;

— enfin il a été prouvé expérimentalement que le

sujet jeune est très sensible au plomb.

L’intoxication saturnine étant plus fréquente chez l'enfant, il était logiquement normal que les cas de lésions osseuses y soient plus fréquents également. D'autre part, pour les auteurs américains la croissance est une des conditions d'apparition des manifestations osseuses. Nous aurons à revenir également sur ce point.

Cependant, bien que plus fréquentes chez l’enfant, les lésions n’en existent pas moins chez l'adulte. C’est le cas de l’ouvrier saturnin dont Askanazy eut l’occasion de faire l’autopsie et dont il rapportait l’observation à la Société médicale de Genève en 1936.

Chez l'enfant, la porte d'entrée la plus fréquente de l’intoxication est la voie digestive : il s’agit presque toujours d'un enfant portant à sa bouche des objets, des jouets en particulier, recouverts de peinture plombifère ; ou bien ce sont des nourrissons, soumis à l'allaitement naturel et dont les mères ou les nourrices utilisent soit des fards, des lotions, des poudres, appliqués sur la poitrine (Suzucrr et Karecno}), soit des protège-seins en plomb ou en métal plombifère. Moins fréquemment on reconnaît une origine ali-

mentaire à ces intoxications soit par l'intermédiaire

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