RÔLE DES GLANDES ENDOCRINES
Certains auteurs ont enfin fait jouer un rôle aux glandes endocrines dans le déterminisme des ostéoses métalliques. Cette hypothèse est fondée en partie sur la fréquence de l’hypertrophie des glandes parathyroïdes dans les rachitismes expérimentaux et sur l’analogie des réactions provoquées par l'injection d’un extrait parathyroïdien et d’un sel métallique, le plomb par exemple (exp. de RurismausEr).
Pour cet auteur, les parathyroïdes seraient douées d’un rôle antitoxique, fait en accord avec les expé-
riences de Hunrer qui, par l’injection de parathor-
LEoRT
mone augmente l’éhmination du plomb. De plus, le plomb, et éventuellement d’autres métaux, peuvent avoir une double action : directe sur la parathyroïde, indirecte pouvant s'expliquer par formation de Phosphate de plomb au niveau de l'os et libération de calcium qui détermine une hyperplasie parathyroïdienne. Enfin, OBerzinG et Guérin reprenant l’étude des hyperplasies parathyroïdiennes par carence minérale chez la poule observent que l’hyperplasie peut être suffisante dans certains cas pour faire croire à l'existence d'un adénome.
Ainsi pourrait-on considérer qu'il n’y a pas de différence tranchée entre l’ostéose parathyroïdienne et les
ostéoses par déséquilibre minéral.
En conclusion, nous pouvons constater que la pathogénie des manifestations osseuses au cours des intoxications par les métaux est loin d’être élucidée. Certains métaux, susceptibles de se déposer en quantités importantes au niveau des os, doivent vraisemblablement jouer un rôle direct. En tous cas ils sont responsables en grande partie des aspects radiologiques observés.
Cepeudant ce rôle direct ne peut être prouvé pour beaucoup d’autres corps, et il faut faire intervenir des troubles beaucoup plus complexes. Le rôle d’un déséquilibre minéral paraît avoir une importance certaine et reste parmi celles des hypothèses les plus plausibles.
Toutefois on peut admettre logiquement que les dif-
férents facteurs s’intriquent et combinent leur action.