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Le parenchyme glandulaire lui-même est altéré : intact en certains endroits, dans d’autres (surtout au niveau de la région sous-capsulaire) il présente de petits centres de nécrose, parfois tout près ou autour d’un capillaire dilaté.
Pas ou presque pas de réaction conjonctive de défense ou inflammatoire contre « ce processus destruc-
teur » ;
2° PANCRÉATITE AIGUE NÉCRO-HÉMORRAGIQUE. —
a) Hémorragie. — Klle fait naturellement suite à la vaso-dilatation capillaire intense que nous avons vue.
Au niveau des zones altérées, les vaisseaux (capillaires proprement dits, artérioles et artères de moyen calibre même) sont triplés, quadruplés de volume.
On découvre parfois une plage de sang laqué ou coagulé, remplissant tout le champ du microscope ; « cette plage, bordée d’une paroi endothéliale et myocollagène plus ou moins altérée, n’est que la cavité dilatée à l’extrême d’uné petite artériole ».
Les parois vasculaires, qui présentent généralement un certain degré de dégénérescence hyaline, sont parfois fissurées, laissant fuser le sang.
L’hémorragie apparaît « soit sous forme de caillot bien constitué et déjà en voie d’organisation, soit le plus souvent sous forme de sang laqué et en cytolyse ». Les hématies ont disparu ; on he retrouve plus que des fragments de stroma globulaire, voisinant avec les restes des noyaux des cellules acineuses.
À un stade plus avancé (2 à 4 jours en moyenne), prend naissance autour de ces « extravasations san-
guines restées aseptiques », une forte réaction inflammatoire de résorption et de phagocytose (poly et mononucléaires), qui est le point de départ de zones de tissu cicatriciel.
b) Nécrose. — Elle est double: la nécrose parenchy- . mateuse du pancréas qui est précoce et rapide, la cytostéatonécrose qui est plus tardive (2 jours en général) et peut manquer.
La première, irrégulièrement disséminée dans la grande et lui donnant un aspect bigarré, passe par des stades successifs qu’on peut retrouver isolément.
Il y a d’abord gonflement protoplasmique des cellules acineuses, obstruant complètement la lumière de l’acinus. Puis les granulations zymogènes de sécrétion s’effacent : le protoplasma devient d’une coloration homogène.
L’acidophilie protoplasmique disparaît; les contours cellulaires s’estompent et le cytoplasme pâle devient vacuolaire.
Le noyau se modifie aussi : parfois, il se réduit à un simple granulum irrégulier au centre de la cellule, parfois il s’effrite et se disperse à l’intérieur du protoplasme.
« À ce stade, le lobule entier n’est plus représenté que par un amas informe de débris nucléaires, fortement basophiles, dont la plupart sont isolés et baignent dans un liquide nécrotique et granuleux ».
La seconde, qui est la nécrose de la graisse péripancréatique et de la graisse péritonéalé à distance, est une véritable digestion intra-cellulaire. Le tissu.
LG: RE
adipeux est transformé soit en masses amorphes, sans membranes visibles, à peine colorées, qui sont des savons, soit en cristaux d'acides gras dont les aiguilles aglomérées « donnent des figures que l’on a comparées assez justement à un oursin ».
Et ici, apparaissent rapidement autour des foyers nécrosés, des éléments leuco-phagocytaires abondants qui entraînent la résorption parfois complète de cette
nécrose.
* Lt NAN c RU