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retiendront pas notre attention puisque l'atteinte du nerf médian ou du radial s'accompagne de signes bien différents de ceux qui nous intéressent.
a) Par contre, certaines atrophies myélopathi- ques doivent être considérées de plus près.
La poliomyélite chronique forme Aran-Duchenne: présente des formes à prédominance unilatérale, la maladie restant longtemps localisée à une main et toujours à la main qui travaille.
Mais on observe des contractions fibrillaires, les réflexes tendinèux sont diminués et il n y a en général pas de trouble de la sensibilité. En outre, la « main de singe » d'Aran-Duchenne ne rappelle que de très loin Ja griffe cubitale.
La sclérose latérale amyotrophique :
comporte l'association d’un syndrôme pyramidal: et de manifestations bulbaires. |
La syringomyélie :
donne parfois. une atrophie unilatérale. Mais la dise ciation des sensibilités (conservation de la sensibilité tactile, abolition des sensibilités thermique et doulouieuse) est assez caractéristique.
b) Nous éliminerons ensuite certaines causes d'irritation extra-médullaires,.
La forme amyotrophique du rhumatisme cervical ostéophytique ne nous arrêtera pas longtemps nous y penserons s'il y a des douleurs dans la nuque, des craquements. Les signes radiologiques sont manifestes.
De même le rhumatisme ARTE ae du membre supérieur, bien décrit par P. Ravault, où nous observons : « L’Ankylose diffuse de toutes les jointures de la main ». L'examen radiographique décélera la présence d’une côte cervicale, d’une hypertrophie des apophyses tranverses de la 7° vertèbre cervicale
este
(Neel en a publié cinq cas en 1920), parfois d'un mal de Pott cervical ou d'un cancer de la colonne cervicale : autant de causes de compression des racines du plexus-brachial.
Nous devons encore y ajouter les cancers de la région cervicale (cancers pharyngés, adenopathies) le contact d'un scalène trop rigide (surtout le scalène antérieur) les ganglions du ‘reux axillaire et plus exceptionnellement encore la tuberculose pleuro-pulmonaire du sommet (Leri).
Ensuite, comme le recommarde Mouchet 36] (1914), « nous nous assurerons qu'il n'existe pas une compression limitée du nerf à un point de son trajet ou qu'on n'a pas affaire à ces paralysies professionnelles observées par Huet chez aes repasseuses, chez des menuisiers, et causées par une compression limitée et prolongée des éminences thénar et hypothénar ». En effet, Ramsay Hunt a décrit le syndrôme de compression nerveuse chronique de la branche pal. maire profonde du nerf cubital qu'il a appelé : « atrophie nerveuse de la main, à type hypothénar ». Cette branche étant purement motrice, la paralysie s'installera progressivement sans trouble sensitif.
Et pour clore ce bref tour d'horizon sur l'étiologie des paralysies cubitales, rapportons une observation publiée par H. Roger [58] où le diagnostic offrait une possibilité de méprise peu commune
« Un de nos malades se plaignait de paresthésie et de parésie cubitales droites, et présentait une hypoesthésie et une légère atrophie de l'éminence hypothénar, après une fracture de l'humérus droit. Mais cet homme était porteur d'une belle neurotibromatose de Recklinghausen, et il nous apparut que le syndrôme cubital était dû plus à cette affection qu'à un traumatisme, car la fracture siégeait au tiers moyen de l'humérus et était peu susceptible d'expliquer une paralysie cubitale isolée. »
TRAIÎTEMENT
L'évolution des divers troubles de la paralysie tardive du nerf cubital est caractérisée par une progression parfois lente mais constante. Si un traitement efficace ne lui est pas opposé, elle aboutit au type de paralysie pär interruption, à l'incapacité bEr” manente partielle.
Tout traitement médical ne peut être que palliatif, laissant persister les tiraillements et les frottements incessants du nerf contre une gouttière épitrochléoolécrânienne rétrécie.
E risque fort, s'il est trop prolongé de compromettre le succès de la thérapeutique chirurgicale.
Celle-ci visera à supprimer les causes directes
d'irritation du nerf, à faire disparaître son excès de tension. Fille s’ ; opposera au processus de formation: du névrome.
Les opérations dont nous disposons à ces. divers cffets sont nombreuses. :