‹ Contribution à l'étude des Paralyses Cubitales Tardives (à propos de 4 observations)Chapitre 4 sur 27 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C'est en 1818 que, pour la première fois, un auteur anglais, B. Granger, fait état d'une paralysie cubitale : il mentionne l'existence de troubles moteurs siégeant à la partie interne de la main et en rapport avec la lésion nerveuse consécutive à une fracture de l'épitrochlée.

Puis vient, en 1867, la fameuse étude de Duchenne (de Boulogne), sur la « Physiologie des Mouvements » : le mécanisme de la griffe cubitale et le rôle si précis de chacun des muscles de la main y sont fort bien décrits.

Mais nous devons attendre Panas [47] (1878), chirurgien de l'hôpital Lariboisière, pour que soit individualisée la paralysie cubitale tardive, faisant suite à un traumatisme du coude. « La Paralysie du nerf bital qui accompagne parfois les fractures récentes du coude est bien connue...», dit-il dans un mémoire présenté à l’Académie de Chirurgie. « Mais ce qui n'est pas du tout connu, c'est qu'une fracture de la trochlée consolidée depuis bien des années puisse devenir, par un procédé que nous avons à déterminer, le point de départ d'une paralysie progressive du nerf cubital. »

ANT ONLE

Et Panas, de présenter une observation recueillie dans son service d'une paralysie cubitale apparue douze ans et demi après consolidation d'une fracture du coude. Et d'insister dans ses conclusions sur les méprises possibles, consistant essentiellement à prendre « pour une affection spinale commencante une paralysie périphérique de cause purement mécanique » : « Dans une conversation que nous avons eue il y a trois mois avec le regretté Duchenne (de Boulogne), ce savant nous a avoué avoir commis une semblable erreur de diagnostic, qu'il dut rectifier à l’aide de l'interrogatoire attentif de son malade. Il apprit alors que le coude du même côté avait été, quelques années auparavant (six ans), le siège d'une fracture des condyles. Duchenne ajoutait que des médecins de grand mérite, consultés avant lui, avaient tous déclaré à tort qu'il s'agissait là d'une paralysie de cause spinale. » ;

Dans les années qui Are Seclig Muller, en Allemagne, Bowlby [5] en Angleterre, Curtis [12], aux Etats-Unis, Sengensse [63] à Bordeaux (1897),

signalent de semblables faits.

Mais c'est en 1898, qu'Albert Mouchet [32], insiste sur cette question dans sa remarquable thèse sur les fractures de j'extrémité inférieure de l’humérus.

Il ne cesse depuis de s'intéresser à ce sujet. Il y revient à diverses reprises : en 1899, avc son maître Broca [6]: en 1903 dans la « Gazette des Hôpitaux »: en 1909, en 1914 dans le « Journal de Chirurgie »; en 1922, en 1928, en 1937, en 1942, et tout récemment dans la » Presse Médicale » du 5 mars 1949. Et depuis un demi-siècle, les idées de Mouchet sont toujours valables. N'a-t:l pas, dès 1899 établi la filiation pathogénique invariable :

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