INTRODUCTION
S'il est une question qui ait attiré dans ces dernières années l’attention des cliniciens, c’est bien celle de l’action des maladies infectieuses sur le système nerveux.
Non pas que cette question soit récente, mais elle est entrée dans une voie nouvelle, depuis les progrès de la bactériologie, depuis les nombreuses études entreprises sur l’action des microbes et de leurs toxines.
Ayant eu l’occasion d'observer dans le service de M. le professeur Spillmann plusieurs cas intéressants de paralysie dans la fièvre typhoïde, nous avons pensé qu’il pouvait être utile de les publier, et sur le conseil de M. le professeur agrégé Etienne, nous avons fait de cette étude le sujet de notre thèse.
Désirant nous limiter, nous n’envisagerons avec intention que les paralysies diffuses très étendues. Ce sont du reste les plus rares et les moins connues.
Nous laisserons donc de côté les formes nette-
Ho
ment localisées : la forme hémiplégique parfois accompagnée d’aphasie surtout chez les enfants, la forme monoplégique, les paralysies limitées à un seul nerf, dont les plus fréquentes sont les paralysies du nerf cubital.
Nous éliminerons également les paralysies du larynx, bien étudiées par MM. Boulay et Mendel, qui en ont réuni dix-sept cas, ainsi que les paralysies du voile du palais analogues aux paralysies diphtéritiques. |
Nous adopterons la division suivante :