CHAPITRE PREMIER
Historique.
Les anciens avaient déjà signalé l’existence de paralysies dans la fièvre typhoïde.
Forestus, Tissot, Cullen, Malouin en citent des cas ; mais ils ne cherchent pas à les expliquer.
Graves (1834), Leroy d’Etioles, croyaient « que les ulcérations de l’intestin sont le point de départ d’excitations transmises à la moëlle par les nerfs abdominaux, et que la paralysie est due à une modification vasculaire déterminée par ces excitations ».
C’est la théorie des paraplégies réflexes.
Gübler (1) admet d’abord que la paralysie est causée par la débilité, l’asthénie dues à la maladie ; plus tard, 1l distingue un groupe particulier de paralysies amyotrophiques (2), conséquence d’après lui de la dénutrition musculaire.
Trousseau incrimine l’altération du sang.
Jaccoud (3) | 1864] la congestion rachidienne ou
(1) GUBLER. — Archives générales de médecine, 1860. (2) Guszer. — Sociélé de biologie, 1861. (3) Les paraplégies et l’ataxie du mouvement.
sp De l’hydrorachis. Il fait également jouer un rôle à la myosite.
Leudet en fait des paralysies essentielles. Lebert et Hasse (1) mettent les paralysies sur le compte de lésions spinales.
Hardy et Béhier invoquent la dégénérescence cireuse des muscles.
Nothnagel (1871) signale le premier l’existence de lésions périphériques qui avaient déjà été entrevues par Duménil en 1866.
Eisenlohr, Leyden, Rosenthal, Bernhardt appuient cette idée.
Bernhardt la vérifie même anatomiquement (1874).
Schneider (1877) admet que les lésions peuvent exister dans les centres nerveux ou être purement périphériques.
Landouzy (1880) admet à la fois les phénomènes myélitiques, et les névrites périphériques.
Il croit cependant que beaucoup de ces dernières sont sous la dépendance de lésions médullaires.
Vulpian veut faire rentrer les paralysies avec atrophie musculaire dans la classe des poliomyélites antérieures.
En 1885, Raymond publie dans la Revue de médecine deux cas de paralysie ascendante qu’il trouve analogues à la paralysie spinale antérieure subaiguë de Duchenne.
(4) Gazelle médicale, 1861.
Pitres et Vaillard étudient en détail et prouvent l'existence des névrites périphériques.
(Contribution à l'étude des névrites périphériques, survenant dans le cours ou la convalescence de la fièvre typhoïde). | Revue de medecine 1885].
Depuis, les paralysies typhiques ont encore été étudiées par Rioblanc. (Archives de medecine mililaire 1891).
V. Pechère et Funck (du système nerveux dans la fièvre typhoide 1893).
Baudry (Étude clinique sur les paralysies périphériques dans la fièvre typhoide, thèse de Paris 1895).
Raymond (Paralysies el neévrites lyphiques, clinique drs maladies du système nerveux 1895- 1896).
Foix (des paralysies post-lyphiques, thèse de Paris 1898).
G. Etienne (des paralysies généralisées dans la fièvre typhoïde), Revue neurologique 1899.
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