OBSERVATION XXI
W.B..., 21 ans, soldat, est atteint, vers le 16 août 1870, d’une fièvre typhoïde d'intensité moyenne.
ILentre en convalescence vers la fin de septembre.
Quelques jours après, sensation d’engourdissement dans la jambe gauche ; puis parésie.
Au commencement de novembre, sensation d’engourdissement dans le bras droit dont les mouvements sont encore possibles.
Un jour, subitement dans la rue, la main droite se paralyse, le malade lâche sa béquille.
Quatre jours après, parésie du bras gauche qui ne tarde pas à s’améliorer.
La jambe droite est indemne.
Avril 1871. — La main droite est inerte, le malade ne peut ni l'ouvrir, ni fléchir les doigts.
Il marche en trainant la jambe gauche.
Les mouvements des orteils et des articulations du pied sont très affaiblis.
Le bras gauche et la jambe droite sont intacts.
La sensibilité est diminuée dansles extrémités malades. Pas de douleurs.
L’excitabilité électrique est diminuée dans les muscles paralysés.
Malgré un traitement par l'électricité, prolongé plusieurs mois, l'amélioration est peu sensible.
(NOTHNAGEL, Archiv.jür klinische Medicin., 1872.)