DIMENSIONS
Jambe gauche. Jambe droite.
22 à 22 centimètres au-dessus de 27 em.
la malléole interne.
32 à 24 centimètres au-dessus du 83 bord inférieur de la rotule,
20 à 17 centimètres au-dessus de 18 l’apophyse styloïde du radius.
21 à 15 centimètres au-dessus de 20 l’olécrane.
15 novembre. — EKElectrisation à interruptions très lentes.
Les 1nuscles ne réagissent à aucun courant.
L’électrisation du nerf médian amène quelques mouvements dans la main.
Un certain nombre de muscles sont contracturés, surtout les deux triceps et les Ceux adducteurs du pouce.
On continue l’électrisation les jours suivants.
22? novembre. — Le malade peut remuer légèrement son avant-bras et son bras, par l'intermédiaire de son épaule.
9 janvier 1897. — Massage deux fois par semaine.
11 février. — Les mouvements du membre supérieur droit ont augmenté d'amplitude.
Le malade peut soulever son bras à quinze centimètres environ au-dessus du plan du lit.
24 février. — Electrisation de la moëlle.
26 mars. — Après de nombreuses séances d’électrisation, dans lesquelles on n’obtient aucune réaction aux excitants les plus divers, on constate les mouvements suivants :
Légers mouvements des orteils.
Le malade peut lever son bras à 30 centimètres audessus du plan du lit et le faire osciller, sans d’ailleurs pouvoir le porter à sa bouche ni faire aucun mouvement ordonné.
20 juin 1897. — Nouvelles mensurations (avec les points de repère du 30 septembre 1896) :
De
Droite. Gauche.
Jambemr verre 22 28 CISSÉ RME LR 2) il AVANT-DrAS eee 17 177 116 12) BTS REC TEeS 19 18
La résistance aux mouvements passifs est abolie aux membres inférieurs.
Membre supérieur, mêmes mouvements que le 26 mars. Le malade fait les mouvements de pronation et de supination, à l’aide de tout le membre supérieur. Il contracte également son grand pectoral.
Les muscles de la nuque et du cou sont intacts.
Le malade mobilise un peu le tronc, en prenant point d'appui sur la nuque.
Le membre inférieur soulevé reste à pen près rigide.
Réflexes absolument abolis. Sensibilité intacte.
Pas de troubles sphinctériens.
Troubles trophiques.
Atrophie musculaire complète, surtout aux membres.
Atrophie des interosseux et des muscles de l’éminence thénar. ,
Œdème de la jambe droite avec petits ganglions à laine.
On voit qu’on peut distinguer dans cette observation deux périotes.
La première rappelle absolument la paralysie ascendante de Landry.
Le début (qui a eu lieu ici dans le cours même de la maladie) est brusque.
La paralysie commence par les orteils, puis prend tout le membre inferieur.
Trois jours après, les muscles de l’abdomen
ie sont pris, puis les mains, les bras sont envahis à leur tour.
C’est donc bien l’évolution de la paralysie de Landry (marche rapide et ascendante).
Il y a des phénomènes vésicaux et rectaux.
Il survient même des accidents bulbaires, des crises dyspnéiques, troubles de la déglutition et de la voix.
Mais ces accidents bulbaires cèdent au bout de huit jours, le malade survit et l’atrophie musculaire apparaît.
Ce n’est pas tout, sur ce cadre déjà si complexe viennent se greffer des symptômes de polynévrite.
Il y a de l’hyperesthésie musculaire généralisée, telle que le malade crie quand on le bouge dans son lit.
Et il ne s’agit pas seulement de douleurs passasères, puisque le 18 septembre, c’est-à-dire plus d’un mois après l’apparition des douleurs, le malade souffre encore à la pression des masses musculaires.
Il y a donc eu dans ce cas de la polynévrite et de la poliomyélite.
La suite, du reste, l’a bien prouvé. Malgré un traitement prolongé (massage, électricité), on ne put arriver qu’à une amélioration légère. Le 20 juin 1897, c’est-à-dire neuf mois environ après le début du traitement, l’atrophie musculaire était encore très marquée, et les mouvements très incomplets.
loue
C’est que, derrière la polynévrite, qui le plus souvent guérit spontanément, il restait la poliomyélite. Les cellules des cornes motrices frappées au début ne se sont point restaurées, et les lésions musculaires consécutives sont restées indélébiles.
Nous rattacherons à cette observation quelques autres où l’on rencontre à la fois un processus myélitique et des lésions périphériques.