‹ Contribution à l'étude des Paralyses Diffuses dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 38 sur 48 · CHAPITRE III Anatomie pathologique · texte numérisé non relu

CHAPITRE III Anatomie pathologique

On sait que l’anatomie pathologique de la maladie de Landry a été extrêmement discutée.

Les anciens auteurs en faisaient une paralysie essentielle, parce qu’à l’autopsie, on n’avait trouvé aucune lésion.

Dans quelques cas, malgré les procédés modernes, on n’a pu déceler d’altérations bien nettes. (Hoffmann, Œttinger et Marinesco, Marie).

Dans une observation de paralysie ascendante aiguë survenue dans la convalescence d’une fièvre typhoiïde, Pitres et Vaillard n’ont trouvé que des altérations des nerfs périphériques; mais cette observation est déjà ancienne. (Archives de physiologie, 1886).

Schultz, Centani, Leyden, Nauwerk et Barth, Kahler et Pick, Ross, Leyden, Ballet et Dutil, Krewer, Thomas, ont aussi trouvé des névrites périphériques.

Mais on tend depuis quelques années à faire de la paralysie ascendante aiguë une affection de la moëlle. |

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C'est l'opinion qui prévaut, grâce aux dernières recherches (Kümmel, Schültze, Hoffmann, Zimmermann, Eisenlohr, Leyden, Œttinger et Marinesco; Remlinger, Bacley et Ewing, Roger et Josué.)

Œttinger et Marinesco (1), à propos d’une maladie de Landry consécutive à la variole, ont décrit des lésions médullaires portant sur les cellules et les vaisseaux (tuméfaction. trouble, dégénérescence granuleuse, vésiculaire ou vacuolaire des cellules, tuméfaction du noyau dont les contours sont peu nets, rupture des prolongements protoplasmiques, et du cylindre-axe.

Les parois des vaisseaux étaient infiltrées de globules blancs.

Plus récemment, tout en confirmant ces résultats, Roger et Josué (2) ont attiré l'attention sur des lésions qu’ils ont constatées dans les cornes antérieures (dégénération cellulaire par dissolulution et raréfaction des éléments chromatiques, et dissolution du protoplasma, le corps de la cellule se transformant en une masse homogène réfringente).

Ils ont trouvé des vaisseaux dilatés, gorgés de sang, parfois thrombosés, les parois vasculaires infiltrées de cellules rondes.

L’étude anatomo-pathologique des névrites périphériques est certtinement mieux connue. Elle

(1) Semaine Médicale, janvier 1895.

(2) Presse Médicale, juillet 1898,

de a été bien faite dès 1885 par MM. Pitres et Vaillard.

« On rencontre beaucoup de fibres atrophiées, dépourvues de myéline, de cylindre axe, et ne contenant plus que des noyaux ovoides.

Cà et là, on voit des fibres variqueuses où les seuls restes de myéline sont réduits à de petits amas de grains noirs échelonnés de distance en distance ».

I s’agirait dans les formes curables d’une névrite segmentaire périaxile avec persistance du cylindre-axe.

Dans les formes graves, la myéline disparait, puis le cylindre-axe s’altère, se fragmente, et la partie inférieure du nerf en rapport avec le muscle, subit la dégénérescence wallérienne. (Pitres et Vaillard.)

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