CHAPITRE VII Traitement
S'il est prouvé que les paralysies typhiques sont le résultat de l’intoxication due aux toxines secrétées par le bacille d’Eberth, il faut avant tout lutter contre cette intoxication, chercher par les moyens habituels l’augmentation des urines et l'élimination rapide des toxines.
Plus tard, comme on est en présence de malades profondément débilités, on instituera une alimentation reconstituante. On a eu recours aux tohiques (fer, arsenic, alcool, quinquina), on a recommaïdé les glycéro-phosphates, l'huile de foie de morue.
Les lotions tièdes, les bains chauds de courte durée, le massage, les bains salins pourront être employés avec quelque utilité.
On a préconisé les injections de strychnine (1 milligramme au plus dans les vingt-quatre heures [Raymond].) Enfin, le traitement le plus employé est l’électricité.
On a utilisé à peu près tous les modes d’électrisation.
Neumann recommande surtout la galvanisation « il faut faire, dit-il, des séances quotidiennes de
10 à 15 minutes, maintenir le pôle positif sur les trones ou plexus nerveux, et promener le pôle négatif sur les muscles paralysés; employer des courants d'intensité moyenne, et fournis par un appareil à action chimique très faible; se servir de tampons larges, pour prévenir la formation des escharres, qui pourraient se produire, au point d’application du pôle négatif. »
Au début, on emploie surtout les courants galvaniques ; maisil faut s’en servir très prudemment et n’employer que des courants de très faible intensité. |
Plus tard, quand il y a de l’atrophie musculaire, on emploie, soit les courants galvaniques (> à 10 milliampères), soit les courants faradiques.
L'électrisation statique réussirait surtout dans les polynévrites avec douleurs très vives.
Enfin, on a fait alterner la faradisation et la galvanisation. Ce serait même le meilleur procédé d'apres Landouzy.
On ne négligera pas de faire la rééducation des muscles.
L’hydrothérarpie, les bains de mer peuvent encore être utiles.
Enfin, on à recommandé le séjour dans le midi, les cures d’air, les eaux sulfureuses.
Si malgré tout, la paralysie a laissé des difformités, si le massage a été impuissant, on a eu recours à l’intervention chirurgicale.