‹ Contribution à l'étude des Paralyses Diffuses dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 7 sur 48 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Paralysie ascendante aiguë rapidement mortelle survenue dans la convalescence de la fièvre typhoïde.

Une jeune femme entre le 1er décembre à l'Hôtel Dieu de Rouen avec une fièvre typhoïde datant de dix Jours environ.

La maladie fut bénigne, et le 8 décembre, la malade entrait en convalescence.

Le 15, sept jours après, sans aucune douleur préalable, cette femme accuse en se promenant dans la salle une faiblesse marquée des jambes telle qu’elle a grand’peine à se recoucher seule.

Pas de douleurs dans les membres inférieurs, mais léger engourdissement.

Le lendemain 16, affaiblissement extrême dés deux jambes, et depuis le matin du bras droit.

Point d’anesthésie ni d’hyperesthésie cutanée, pas de douleur dans la tête ou le dos, aucun mouvement général ou partiel.

do L'intelligence est parfaite, point de difficulté de la déglutition.

La paralysie va toujours croissant les jours suivants : elle s'étend aux deux bras sans qu'aucun nouveau symptôme survienne,

Le 21, aggravation de l’état général, dyspnée depuis la veille au soir. Gêne considérable de la respiration, teinte violacée des lèvres et de la face, impossibilité de remuer les membres.

La malade meurt dans l’après-midi ayant conservé jusqu’au dernier moment l'intégrité de son intelligence.

(Leuper, Gazette des Hôpitaux, 1861).

Page 1