‹ Contribution à l'étude des Paralyses Diffuses dans la Fièvre TyphoïdeChapitre 6 sur 48 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Paraiysie ascendante aiguë dans la convalescence de la fièvre typhoïde. — Troubles bulbairces ; mort au cinquième jour.

Un cocher âgé de 40 ans, entre à la clinique de M. le professeur Spillmann vers le dixième jour d’une fièvre typhoïde grave dont l’évolution fut cependant normale et ne fut marquée par aucun accident attirant particulièrement l’attention.

Au quatrième juur d’apyrexie, il constata le matin une difficulté dans les mouvements des orteils des deux pieds.

Le lendemain, la paralysie des deux membres inférieurs était complète sans que le malade ait éprouvé aucune douleur.

Au troisième jour, les membres supérieurs et le tronc étaient immobilisés ; le malade était dans l'impossibilité de s'asseoir volontairement dans son lit ; lorsqu'on l’asseyait, il éprouvait la sensation d’être cassé en deux. Aucune douleur autre. Selles:et urines involontaires.

Au quatrième jour, les muscles de la paroi abdominale étaient totalement paralysés ; le soir, les muscles thoraciques étaient à leur tour intéressés.

La parole était bredouillée, la déglutition diffici'e, la respiration gênée.

À ce moment, le malade, dont l’état intellectuel était parfait et qui suivait la marche progressive de sa maladie, demande lui-même un notaire et fait son testament.

Le lendemain matin, il était aphone, les muscles respiratoires sont immobiles et il asphyxie en pleine connaissance, immobilisé dans son lit.

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