‹ Contribution à l'étude des paralysies consécutives aux infections aiguës (paralysies parainfectieuses), leur traitement par les eaux de La MalouChapitre 14 sur 24 · CHOLERA · texte numérisé non relu

CHOLERA

Observation XI V

(Inédite.— D r Privât)

l re attaque de choléra: paraplégie incomplète.— 2 ,ne attaque : paraplégie complète — Amélioration débutant après une première saison.— Guérison après une seconde

M mc D..., 34 ans, arthrilico-nerveuse, sans tare héréditaire, mariée à 17 ans ; a eu 3 enfants à terme et une fausse couche.

Première attaque de choléra en 1849, suivie de convalescence longue, pénible, à latin de laquelle se manifestent les symptômes d'une paraplégie incomplète. En 1851, seconde attaque de choléra; paraplégie absolue. Impotence des membres ; picotements et fourmillements prononcés dans les mollets et à la plante des pieds. Constriction à la région lombo-abdominale. Veut-elle intimer l'ordre de se mouvoir à ses membres supérieurs, ils sont pris d'un tremblement involontaire, durant lequel il serait impossible à la malade de maintenir un objet quelconque en ses mains.

Diminution de la sensibilité dans le membre inférieur droit seul. Divers traitements ont été essayés.

22 bains de piscine et 3 douches, en mai 1856. — Légère amélioration de l'état général au départ.

Cette amélioration a progressé avec une telle rapidité que M me D... a pu marcher quelques jours après son arrivée dans sa famille : elle a pu présider à un déménagement.

Seconde cure en septembre. Quelques mois après, la malade écrit que sa guérison est complète.

Nous retrouvons ici le même mode d'action déjà, signalé. La Malou semble ouvrir la voie au processus de régression de la paralysie; c'est seulement après lasaison que commence et se complète l'amélioration. Mais, nous le soulignons encore, divers traitements déjà institués n'ont rien fait; dès les

premiers bains, l'influence se manifeste. La Malou agit incontestablement comme cause déterminante du processus régressif.

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