‹ Contribution à l'étude des paralysies consécutives aux infections aiguës (paralysies parainfectieuses), leur traitement par les eaux de La MalouChapitre 15 sur 24 · PALUDISME · texte numérisé non relu

PALUDISME

Observation XV

(If Privât.— Loc. cit., p. 84)

Accès pernicieux.— Paraplégie complote. — Amélioration inespérée après une première saison.— Guérisou au cours d'une seconde

Employé d'octroi, 30 ans vigoureuse constitution; hérédité paternelle rhumatismale. Habite pays marécageux. En 1870, accès pernicieux répétés; dès le début do la convalescence, paraplégie avec constipation opiniâtre, paralysie vésicale, impossibilité de quitter son lit pendant trois mois el demi. Toutefois, depuis six semaines environ, l'étal semblerait s'améliorerunpeu, le malade pouvantfaire linéiques pas dans sa chambre avec le secours d'un bras et d'une béquille. C'est dans cet étal de faiblesse et d'amaigrissement extrême, avec persistance de la paralysie des sphincters et œdème des extrémités inférieures, que le malade rsi transporté à La Malou.

Première cure en niai 1871, suivie d'une amélioration aussi prompte qu'inespérée.

Deuxième saison en septembre; le malade était guéri complètement.

Observation XVI

(L)' Cros. — Loc. cit.)

Accès pernicieux. — Paraplégie complète. — Amélioration après une première saison. — Guérison complète après la cinquième

Employé de chemin de fer, 30 ans, vigoureuse constitution. Hérédité arthritique paternelle; deux crises de rhumatisme articulaire aigu. Il travaille en un lieu humide, est souvent de service de nuit. En 1878, diarrhée opiniâtre ; en 1879, fièvre intermittente perni-

cieuse avec délire, symptômes adynamiques guéris par quinine à hautes doses.

Dès le début de la convalescence, paraplégie complète : station debout impossible, les jambes fléchissent ; paralysie absolue des sphincters vésicaux et rectaux. Deux mois après, légère amélioration. Envoyé à La Malou, il se soutient avec deux béquilles, avance les pieds en labourant le sol et butant au moindre obstacle ; les pieds sont froids et œdématiés, les réflexes rotuliens exagérés des deux côtés, la sensibilité normale. Couché, le malade peut mouvoir ses jambes.

Trait. : 30 bains de piscine à 34° Ne peut supporter les douches, qui produisent de violentes douleurs. Amélioration générale après le traitement.

Deux nouvelles saisons, en 1881, avec douches chaudes qui sont bien supportées, cette fois. Ce malade laisse ses béquilles, assure sa marche, peut faire quelques promenades ; la vessie et le rectum fonctionnent mieux.

La guérison est définitive, après deux autres saisons en 1882.

L'observation XV met en lumière l'impulsion vigoureuse que les eaux de La Malou donnent au processus régressif de la paralysie. Chez ce malade, ce processus avait débuté avant son premier bain ; dès le contact avec l'eau minérale, l'amélioration se précipite au point d'étonner, par sa rapidité, et malade et médecin.

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