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INTRODUCTION

Ebauchée par les auteurs anglais,West, Wilks, etc., l'élude de la chorée molle et des paralysies choréiques, a surtout été faite, en France, par Ollive (1883) et Périssan (1891). Depuis cette époque, il n’a paru aucun travail d’ensemble sur le sujet, et l’article de Blocq dans le Traité de Médecine Charcot-Bouchard paraît encore résumer avec lui nos idées et celles sur la question de la chorée molle. Or, à y bien regarder, et si l’on examine attentivement les observations récentes, il semble que les idées classiques doivent subir quelques modifications. Aussi avons-nous songé à prendre, pour sujet de notre thèse inaugurale, la chorée molle et les paralysies de la chorée.

Après un premier chapitre à'historique, où nous citons la plupart des observations actuellement connues, nous abordons l’étude étiologique , et nous nous efforçons de préciser les causes qui président au développement des troubles paralytiques dans la chorée.Dans le chapitre suivant,nous proposons de séparer plus encore que ne le font les classiques la chorée molle des paralysies choréiques, celles-ci n’étant qu’un incident, un épisode au cours de la chorée, celle-ci dominant la scène morbide, et se caractérisant par l’intensité et la généralisation des troubles paralytiques. Nous distinguons donc cliniquement :

1°) les paralysies limitées anté, pré et post-choréiques.

2») les paralysies généralisées de la chorée, ou chorée

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molle ; nous fixons les traits symptomatiques, l’évolution et la terminaison de ces deux grandes variétés (1). Nous étudions ensuite les principales affections avec lesquelles on peut les confondre et citons à ce sujet une observation recueillie, dans le service du Prof. Hutinel,par MM. Babonneix et Vitry. Dans cette observation, on pouvait se demander s'il ne s’agissait pas de chorée paralytique et amyotrophique et, seuls, l'état des réflexes, et les antécédents de la malade permirent de rattacher les accidents observés à leur véritable origine. Enfin, dans un dernier chapitre, nous passons en revue les diverses théories pathogéniques auxquelles ont donné lieu les paralysies de la chorée, et surtout leur assimilation à la paralysie bulbaire d'Erb, théorie récemment soutenue par Ferranini, et qui paraît contenir une certaine part de vérité.

Avant de terminer nos études nous voudrions exprimer nos vifs sentiments de reconnaissance à tous les maîtres qui nous ont guidé.

MM. les D r Barth et Troisier nous initièrent à l'étude de la clinique médicale et leur enseignement restera pour nous un guide précieux ; qu’ils veuillent bien recevoir le témoignage de notre profonde gratitude. Nous adressons à MM. les P rs Terrier et Pinard l'expression de notre reconnaissance pour la bienveillance qu’ils nous ont toujours témoignée.

Nous ne saurions trop remercier M. le P r Hutinel dans le service duquel nous avons puisé les éléments de notre thèse,dont il nousa fait l’honneur d’accepter la présidence.

(I) Nous avons cru devoir résumer toutes les observations de paralysies limitées de la chorée. Nous avons cité in extenso, au contraire, un certain nombre de cas de chorée molle, choisis parmi les plus typiques.

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