‹ Contribution à l'étude des paralysies de la choréeChapitre 31 sur 33 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

S'il est vrai que la chorée molle guérit spontanément au bout d’un temps plus ou moins long, est-il bien nécessaire d’abréger sa durée en lui opposant une thérapeutique active ?

Nombre d’auteurs estiment que les anti-spasmodiques: bromure de potassium, arsenic, chloral, sont absolument contre-indiqués dans la chorée paralytique. A. Robin (cité par Ollive) a vu une paralysie complète survenue à la suite de l’administration prolongée de bromure, Ollivier redoute le chloral,qu’il a vu produire à la longue une parésie des membres inférieurs, d’autres auteurs proscrivent absolument l’arsenic.

Cette opinion contient certainement un peu de vérité. Il est inutile, toutefois, d’en exagérer la valeur. Ollive conseille le traitement arsenical, comme étant le plus propre à guérir la chorée molle, Albarel cite une observation de chorée paralytique guérie par l’acide arsénieux. On pourra donc avoir recours aux anti-spasmodiques habituellement employés dans la chorée vulgaire à condition d’en surveiller attentivement les effets.

Quant au traitement tonique, il comprendra les diverses médications classiques : quinquina, caféine, seigle ergoté, et surtout noix vomique. Les injections sous-cu-

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tanées de sulfate de strychnine, les pilules de noix vomique excitent la tonicité affaiblie des grandes cellules radiculaires et hâtent les progrès de la guérison.

L’électricité (faradique ou galvanique) a été recommandée par différents auteurs. Elle a donné de bons résultats à Ollivier.

En somme, dans la chorée molle, il est bon d’administrer prudemment les antispasmodiques ; quant aux toniques et à l’électricité, ils trouveront leurs indications dans les cas graves, c’est-à-dire dans ceux où la paralysie est très étendue, très accusée et menace de durer longtemps.

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