TRAITEMENT ET PROPHYLAXIE
Le traitement de la paralysie repose sur l'emploi du sérum antidiphtérique, de l’électrisation et de la strychnine. |
Pour le sérum, les avis sont partagés. Les uns Île jugent efficace (Comby, Sicard, Barbier, Ausset), les autres le tiennent pour douteux (Rist, Feilchenfeld).
Quoi qu'il en soit, si on veut obtenir des résultats, il faut employer des doses massives de sérum. Le malade de l’observation IT aurait ainsi reçu 4 ou 500 cc. de sérum dans l’espace de six semaines. Celui-ci diminue, semble-t-il, la fréquence et la gravité des paralysies.
L'électrisation et les frictions stimulantes sur les membres amènent une amélioration assez rapide.
Mais ce qui paraît donner encore les meilleurs résultats c'est la strychnine, soit sous forme de noix vomique, soit en injections sous-cutanées. La paralysie diphtérique serail due à un état d'asthénie et d’hypotonie musculaire.
En employant la strychnine, le système nerveux serait rendu moins sensible à l’action du bacille de Lœffler. On a injecté des toxines à des lapins, Certains d’entre eux
He PT ont reçu ensuite des injections de sulfate de strychnine. Chez ceux-ci, les cas mortels et les paralysies ont été
. moindres que chez ceux qui n'avaient été soumis à aucun traitement.
De plus, la strychnine à une action préventive contre les paralysies diphlériques. Gelles-er évoluent plus facilement quand elles se produisent.
I faut donc instituer un traitement précoce et intensif. Mondolfo injecte une dose quotidienne maxima de 4 à 5 millig, pendant 20 jours chez les adultes, et de 1 à 2 millig. chez les enfants de 5 à 10 ans.
Contre les accidents secondaires aux troubles de la déglutition, on peut employer la sonde œsophagienne.
Enfin, il faut instituer, toutes les fois qu'il est possi-. ble, un traitement prophylactique basé sur l'administration de la strychnine.