DEUXIÈME PARTIE
OBERVATION VV.
(Service de la clinique des maladies mentales)
P..., âgé de 47 ans, menuisier, entré à la clinique des maladies mentales le 26 mars 1925, venant d’un hôpital parisien où il avait été admis quelques jours auparavant. Il avait présenté des phénomènes d’excitation, avait cherché à s'échapper de chez lui, la nuit, criant que des cambrioleurs étaient à sa poursuite et allaient l’écharper.
À l’examen d’entrée dans le service, on note la persistance de cet état onirique. « P...., au cours de l'entretien, veut écraser les bêtes qu’il voit sur le parquet ».
Le malade est désorienté et dysmnésique, incapable d’indiquer l’année actuelle et le lieu où il se trouve, incapable de répondre correctement à la plupart des questions, d'accomplir des opérations intellectuelles les plus élémentaires.
Inaffectif et indifférent, n’exprime pas de délire, sauf quelques idées de persécution sans consistance.
Vol et écho de la pensée.
Conscience partielle de l’état morbide et en particulier des troubles dysmnésiques.
La parole spontanée révèle une évidente dysarthrie.
A l'examen physique, on note un tremblement très marqué des extrémités. Les pupilles, légèrement inégales, réagissent paresseusement à la lumière.
CLR