INTRODUCTION
Quelques auteurs ont relaté, dans le courant de ces dernières années, des cas assez nombreux de Paralysie générale avec un syndrome clinique classique contrastant avec des réactions humorales totalement négatives ou tout au moins très atténuées.
Un certain nombre d’entre eux se demandaient d’ailleurs si le diagnostic de Paralysie Générale devait être conservé et les discussions qui suivirent ces différents exposés montraient bien l’hésitation assez naturelle des psychiâtres devant de tels cas où la clinique et le laboratoire sont en désaccord absolu.
Pour certains, la preuve catégorique que de tels cas peuvent exister ne pouvait être fournie que par l’examen du cerveau et par des coupes anatomiques après une observation prolongée du malade dans un service.
Nous avons pensé qu'il pouvait être utile de rapporter dans notre travail inaugural un cas de ce genre où la preuve anatomique a pu être faite par examens de coupes.
Nous diviserons ce travail en trois parties :
1° Exposé d’ensemble avec quelques cas relatés devant
FO Tore
les différentes sociétés neuro-psychiâtriques et indication des différents avis qui furent émis dans les discussions qui suivirent ces exposés ;
2° Observation clinique du malade observé dans le service de la clinique des maladies mentales. Exposé des résultats du laboratoire. Résultats anatomiques et histologiques ;
3° Dans une dernière partie, nous exposerons comment, à une malade présentant un syndrome de Paralysie Générale, malgré les résultats biologiques négatifs dans le liquide céphalo-rachidien, nous avons appliqué la thérapeutique qui a donné des preuves dans le cas de Paralysie Générale avérée, et le résultat, obtenu à la suite de ce traitement.
Qu'il nous soit permis de remercier Monsieur le Professeur Henri CLAUDE pour la façon dont il a bien voulu nous accueillir dans le service de la Clinique des maladies mentales ainsi que son distingué chef de clinique, Monsieur le Docteur Morraas, qui a bien voulu nous
éclairer de ses conseils.