‹ Contribution à l'étude des paralysies névritiques consécutives aux injections de sérum antitétaniqueChapitre 14 sur 15 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — On peut observer à la suite des injections de sérum. antitétanique des paralysies flasques, du type névritique, soit étendues à plusieurs groupes musculaires, soit limitées à un seul muscle, très généralement à la racine du membre supérieur.

IL. — Ces paralysies qui surviennent en général dans les huit jours après l'injection de sérum, sont indépendantes de tout accident dû à la piqûre. On ne peut pas dire qu'elles soient dues spécifiquement à l'introduction du sérum antitétanique dans l’organisme, puisqu'on a pu les observer (bien que d’une manière beaucoup plus exceptionnelle) après l’application d’autres sérums ; on a même publié deux cas de paralysies analogues survenues dans la convalescence de tétanos non traités par le sérum.

III. — Malgré ces restrictions, cette névrite a quelque chose de particulier au traitement du tétanos par le sérum, et elle doit être connue en temps qu’accident sérique possible, sans qu'on puisse déterminer quelles conditions pourraient permettre de la préve-

ETAQEES

nir : l'examen des observations publiées et du cas inédit que nous rapportons ne permet de saisir aucune cause occasionnelle et évitable.

IV. — Les troubles des réactions électriques sont encore assez fréquents et la paralysie persiste parfois assez longtemps, mais en général le pronostic est plutôt favorable.

V. — Le traitement est celui des névrites périphériques habituelles ; il ne présente aucune particularité.

VI. — Ces paralysies doivent être considérées comme des accidents sériques et appréciées comme telles au point de vue médico-légal.

Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE,

LE Doyen, ROQUE.

JEAN LEPINE.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 12 Février 1926 LE RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ,

GHEUSI.

at

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