‹ Contribution à l'étude des paralysies radiculaires du plexus brachial: Electrodiagnostic - Electropronostic - TraitementChapitre 12 sur 35 · ET · texte numérisé non relu

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Mais des différentes réactions qui la composent, quelles sont celles qui ont le plus de valeur ?

Etudions-les séparément.

Nous ferons d’abord remarquer, qu’en clinique en général, on ne s'occupe que de la fermeture du courant avec le pôle négatif et avec le pôle positif, car les recherches des modifications, à l'ouverture du circuit, exigent un courant trop intense, qui est douloureux pour le malade. Cependant, dans certains cas, très rares d’ailleurs, il est donné de les observer avec un courant relativement faible. Elles ont alors une réelle valeur.

Lorsque la contraction d'ouverture apparaît avec un courant plus faible que la secousse de fermeture, on peut supposer, d'après certains auteurs, que l’on se trouve en présence d'une compression nerveuse. Cette réaction porte le nom de réaction de Rich.

La diminution de l’excitabilité galvanique nous fait juger du degré auquel est arrivée la dégénérescence du muscle. Il est évident qu’un muscle, qui réagit à » milliampères, est moins touché qu'un autre, qui se contracte avec 10 milliampères. Il faut cependant ne pas oublier qu'un stade d'hyperexcitabilité suit de près la section nerveuse.

Mais il y a en plus un certain nombre de causes d'erreurs, qu'ilsest bon de signaler :

D'abord, pour l'appréciation du seuil de l'excitation, il faudra être sûr d’être bien surle point moteur. Nous savons, en effet, quel’on désigne ainsi l'endroit précis et limité, où l’électrode active étant portée, nous obtenons le seuil de l'excitation, avec l'intensité

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minima de courant. Il est aisé de comprendre que si nous ne sommes pas exactement sur le point moteur il nous faudra une intensité plus grande pour obtenir la secousse. Voilà une première cause d’erreur.

Si, d'autre part, pour trouver ce point moteur, nous avons tâtonné un certain temps, nous avons excité le muscle avec des courants quelque peu intenses, nos résultats pourront être faussés, car notre muscle aura été mis en état de catélectrotonus ou d’anélectrotonus, suivant le pôle employé. On sait, en effet, et nous verrons ces propriétés utilisées en thérapeutique, que le catélectrotonus et l’anélectrotonus sont deux états différents, l’un d’hyperexcitabilité, l'autre d'hypoexcitabilité, déterminés par le passage du courant à travers un muscle en contact, soit avec le pôle négatif (cathode), soit avec le pôle positif (anode).

C'est pour la même raison, que l'on ne devra jamais pratiquer d'examen électrique, après une séance de galvanisation, sous peine d'obtenir des résultats entachés d'erreur. De ceci, nous devons conclure, en résumé, que, pour faire avec fruit la recherche des modifications quantitatives des nerfs et des muscles, il nous faudra :

1° Connaitre exactement la position des points moteurs.

2° Ne pas pratiquer d'électrodiagnostic, après une séance de traitement.

3° Rechercher le seuil de l'excitation en partant du O et non provoquer une secousse assez forte, puis redescendre au seuil de l'excitation.

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Comme valeur diagnostic, les modifications quantitatives nous disent qu'il y a une altération musculaire, d'intensité variable, mais ne nous disent pas où siège la lésion.

Viennent ensuite les modifications qualitatives, qui comprennent l'inversion de la formule et la secousse lente.

On a attaché une grande importance à l’inversion de la formule, Actuellement sa valeur est bien diminuée. Elle tombe, en effet, sous le coup des critiques précédentes, au sujet de la recherche du seuil de l'excitation.

De plus, nous avons déjà vu que certains nerfs et muscles présentaient à l’état normal de l’inversion de la formule.

Un autre phénomène peut ici intervenir pour fausser les résultats, c’est la polarisation des électrodes et du patient. Voici en quoi elle consiste :

Lorsque l’on a fait passer un courant galvanique, pendant un certain temps, dans un muscle, par suite de réactions chimiques complexes, il se produit dans ce muscle et dans les électrodes une source de force électromotrice, que l’on peut constater en supprimant la source électrique et en la remplaçant par un milliampéremètre ou un voltmètre. Le courant secondaire ainsi produit est de sens contraire au courant primitif.

Si nous inversons donc brusquement le courant, après avoir excité un muscle, nous voyons que les deux sources électriques, l’une constituée par la station centrale, l’autre par le corps du sujet, vont

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donner un courant de même sens, étant montées en quelque sorte en tension. L'intensité qui passera sera plus élevée et, pendant quelques instants, la secousse sera plus énergique. À un examen trop rapide, ou non prévenu, nous pourrons conclure à une inversion de la formule, ou tout au moins à une égalité polaire.

Nous devrons toujours, afin d'éviter les erreurs, laisser s’épuiser la force contre électro-motrice de polarisation, avant de pratiquer nos mesures.

M. le docteur Chanoz, dans son étude sur « la polarisation en électrobiologie » arrive aux déductions pratiques suivantes :

« La polarisation des électrodes a, en électrothérapie, une double action :

1° Pendant le passage du courant, la force contre électro-motrice E: s'oppose à la force électro-motrice E, de la batterie, mais sans jamais l’égaler cependant, quelque faible que soit E:.

Pour obtenir la valeur z du courant, à travers une résistance ohmique donnée, comprenant les électrodes polarisables, il faudra employer un voltage d'autant plus fort, que les électrodes seront susceptibles d’une plus grande polarisation.

Dans le cas où l’on utilisera une batterie de piles, il y aura donc, théoriquement du moins, intérêt, pour employer le moins d'éléments possible, à se servir d’électrodes à faible polarisation. Nous disons théoriquement, car, en pratique, pour de telles applications, il n'y a aucun inconvénient admissible à

user : Nou N +1, N +2, éléments de pile.

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